Paul Bory, A l'assaut de l'Afrique (1901)
“ Puis tout à coup, au fond d'un vallon, se montrent les cabanes qui abritent les machines d'une mine en activité; les cheminées lancent dans l'azur éblouissant leurs épaisses et noires volutes ; les pilons remplissent du bruit de leurs coups l'étroite vallée ; une activité fébrile règne dans ce petit coin. Cinq cents pas au delà, le désert reparaît. Il reparaît, cette fois, sous un autre aspect. Les bois et le gibier, inconnus ou à peu près sur le plateau, se montrent abondants et touffus ; la faune s'enrichit singulièrement et commence à compter les fauves dont la présence devient gênante. ”
