Paul Bory

Le colon (1904)

Résumé

Paul Bory,  Le colon (1904)

“ Contrairement à la plupart de nos colonies d'exploitation, la Nouvelle-Calédonie se prête surtout à la colonisation par l'agriculture, par celui qui demande son pain quotidien au travail de ses mains, par le paysan. On peut dire que c'est sa colonie, tant elle est particulièrement propice aux petites entreprises. Non qu'elle soit réfractaire aux grandes exploitations, — on en compte plusieurs, — mais la pénurie de main-d'oeuvre rend les grandes plantations plus difficiles à conduire par suite de la multiplicité des façons réclamées par les cultures qui y réussissent le mieux. ”
Source : Gallica

Paul Bory,  Le colon (1904)

“ En langage colonial on appelle les premières « colonies d'exploitation », parce que les hommes de race blanche ne peuvent s'y livrer aux travaux manuels et doivent limiter leur action à la direction, à la surveillance d'entreprises où la main-d'oeuvre de couleur est seule employée. Les secondes sont dites « colonies de peuplement », parce que leur climat permet aux Européens d'y demeurer, d'y faire souche, et qu'ils peuvent à peu près impunément s'y adonner par eux-mêmes au travail du sol. ”
Source : Gallica

Paul Bory,  Le colon (1904)

“ D'une façon générale, les colonies d'exploitation ne conviennent qu'aux colons riches, c'est-à-dire disposant de larges ressources; les colonies de peuplement conviennent mieux au petit colon ou, si l'on préfère, au colon à petit capital.
Les unes et les autres peuvent encore se distinguer en colonies de régie et de commerce, telles que le Sénégal, le Congo, la Guinée, le Dahomey, etc.; en colonies de plantation, comme les Antilles, la Réunion, le Tonkin, l'Annain, etc.; et en colonies mixtes se prêtant plus ou moins au peuplement; c'est le cas de l'Algérie, de la Tunisie, de Madagascar.
”
Source : Gallica

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