Résumé

Exposition universelle de 1900… (1900)

Sans trop insister sur le côté dangereux des Compagnies de colonisation, devons-nous regretter de n'avoir pas utilisé le même instrument pour la mise en valeur et l'exploitation de nos jeunes colonies? Encore une fois, nous n'aurions pas eu besoin d'imiter l'Étranger. Nous n'avions qu'à reprendre les traditions de notre passé colonial, que l'on a ailleurs imité, et à donner aux anciennes Compagnies françaises des Indes, des Antilles et de la Louisiane, des petites-filles telles que des Compagnies de Madagascar, du Congo ou de la Guinée.
Source : Gallica

Exposition universelle de 1900… (1900)

Quand, par exemple, Jules Ferry, Paul Bert, entendaient que les colonies n'eussent d'autre raison que d'être ouvertes, aussitôt que fondées, à l'industrie et au commerce de la métropole, ils se trompaient, et beaucoup les ont suivis.
L'agriculture, dans la colonisation, doit être le premier pas. Pour faire de l'indigène un consommateur et un client sérieux, il faut d'abord l'enrichir, et on ne le peut qu'en lui donnant les moyens d'exploiter de plus en plus utilement les ressources naturelles de la terre qu'il habite, pour lui faire rendre trois fois plus.
Source : Gallica

Exposition universelle de 1900… (1900)

Il ne manque à notre pays qu'un peu de confiance en lui. S'il croyait à son énergie, s'il savait seulement tout ce dont il est capable, tout ce qu'il accomplit, tout ce qu'on peut lui faire faire de grand et de bien, même sans qu'il s'en rende compte, son avenir serait encore bien glorieux.
Espoir, audace et confiance sont des fleurs devenues trop rares sous notre climat. Il n'y aurait pas de mission plus belle et plus féconde que celle d'en recouvrir de nouveau la terre de France.
ULYSSE PILA, membre du Conseil supérieur des colonies, membre de la Chambre de commerce de Lyon.
Source : Gallica

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