Résumé

Lucien Boilley La Tunisie agricole, par Lucien Boilley… (1913)

Bien des personnes en France se font une idée complètement inexacte, pour ne pas dire fausse, de la vie du colon africain. On se le représente volontiers soit comme un gentleman habitant Tunis et ne faisant que de courtes apparitions sur ses propriétés où un gérant le remplace, soit comme une sorte de boyard vivant à l'écart dans son château, ignorant tout de la culture et ayant des hordes d'esclaves qui extirpent pour lui les richesses de la terre sous la surveillance d'un contremaître féroce, véritable garde-chiourme.
Source : Gallica

Lucien Boilley La Tunisie agricole, par Lucien Boilley… (1913)

Dans la cour de la ferme, les chars à fourrage, les tombereaux à fumier ; sous le vaste hangar, tout un attirail multicolore aux formes bizarres, tout un machinisme agricole aux teintes claires qui surprend par sa diversité l'étranger qui visite pour la première fois une grande exploitation agricole : ce sont les distributeurs d'engrais, les longs semoirs en lignes, les herses à disques, les scarificateurs, les crosskills, les faucheuses, les moissonneuses-lieuses, un matériel complet de battage à vapeur.
Source : Gallica

Lucien Boilley La Tunisie agricole, par Lucien Boilley… (1913)

Nous admirons particulièrement ces jeunes hommes qui pourraient s'ils le voulaient vivre en oisifs dans quelque grande ville et profiter de leur fortune dans un doux farniente, et qui n'ont pas craint de venir s'enterrer dans quelque gorge sauvage, dans quelque désespérante solitude, loin de tout centre, sous un climat quelquefois meurtrier, et d'entreprendre une lutte acharnée contre la nature, contre la sécheresse, contre le sirocco, pour réveiller la vieille terre du Maghreb, endormie depuis des siècles, et faire renaître la vie là où le désert l'avait fait disparaître.
Source : Gallica

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