Chott

Définition et enjeux

E. Roudaire,  Revue des Deux Mondes T.3, 1874

“ Quand on s’aventure dans l’intérieur des chotts, on y éprouve une chaleur lourde et accablante. Les yeux sont éblouis par la réverbération des rayons du soleil sur les petits cristaux de magnésie qui tapissent le sol ; les objets placés sur les bords y sont réfléchis avec autant de fidélité que dans les eaux les plus transparentes. L’illusion est complète ; on se croirait sur un îlot au milieu d’un lac véritable.
Le lit du chott Mel-Rir était tout à fait à sec lorsque nous l’avons parcouru en 1873
”
Source : Wikisource

Aristide Letourneux,  Rapport sur une mission botanique exécutée en 1884 dans le nord…

“ Le 12, dès l’aube, nous sortons de nos tentes encore raidies par la pluie qui vient de cesser. Le Chott a perdu son bel éclat argenté : une couche d’eau le recouvre et reflète tristement un ciel livide. Cependant il faut partir. Nous revenons sur nos pas pour prendre le lit de l’Oued Châba, dont nous suivons d’abord les spirales. Nous abordons ensuite des pentes où des veines de gypse solide alternent avec des marnes dans lesquelles les chevaux enfoncent jusqu’aux genoux. Les chameaux avancent encore plus péniblement. ”
Source : Gutenberg

Léo Dex,  Au pays des Touaregs (1901)

“ Il était à peine dix heures du matin : peut-être avaient-ils rencontré quelques palmiers et laisseraient-ils passer la grosse chaleur du jour avant de prendre la route de Nefta.
La traversée du chott, sous les rayons déjà brûlants du soleil, fut particulièrement pénible. A nouveau l'immensité plate, d'une blancheur éblouissante, entourait les voyageurs, réverbérant avec force chaleur et lumière, brûlant les yeux, écœurant par sa trop grande uniformité et sa trop absolue blancheur. On dut saigner deux chameaux atteints d'un commencement d'insolation.
”
Source : Gallica

Chaque jour avec Kwize, l'actualité mise en perspective par la littérature