Résumé

E. Roudaire Revue des Deux Mondes T.3, 1874

Plus loin, à l’horizon, le regard s’arrête étonné, ébloui, sur la surface claire et resplendissante du chott Mel-Rir.
En suivant la route de Riskra à Tougourt, on traverse une vaste plaine où la végétation ne produit que des broussailles clair-semées, au pied desquelles les sables s’accumulent en petites dunes de 1 à 2 mètres de hauteur. A 28 kilomètres de Biskra, on trouve la forêt de Saâda, qui n’en est une que dans l’imagination des habitans de ces régions arides. Les arbustes les plus élevés y atteignent à peine la hauteur d’un homme à cheval.
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E. Roudaire Revue des Deux Mondes T.3, 1874

Quand on s’aventure dans l’intérieur des chotts, on y éprouve une chaleur lourde et accablante. Les yeux sont éblouis par la réverbération des rayons du soleil sur les petits cristaux de magnésie qui tapissent le sol ; les objets placés sur les bords y sont réfléchis avec autant de fidélité que dans les eaux les plus transparentes. L’illusion est complète ; on se croirait sur un îlot au milieu d’un lac véritable.
Le lit du chott Mel-Rir était tout à fait à sec lorsque nous l’avons parcouru en 1873
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E. Roudaire Revue des Deux Mondes T.3, 1874

Il n’y a plus une seule ville importante sur les bords de la Syrte, et l’on ne trouve autour des lacs que quelques rares oasis. Le retrait des eaux de la mer paraît donc avoir profondément modifié le climat de ces régions florissantes où les sables du désert, charriés par les vents du sud à travers le lit desséché des chotts, sont venus porter la désolation.
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