Capitaine Martin-Decaen, Revue des Deux Mondes
“ Un grand troupeau traversait notre route, à peu de distance de l’avant-garde, les bêtes au galop sous l’aiguillon des lances. C’était tout un peuple venant des bords du Grand Lac, fuyant devant les compagnies anglaises, comme les Cimbres et les Teutons devant les légions. Sur le sentier, filait la caravane dans l’herbe haute. Aucune résistance en tête, mais à droite, à gauche, en arrière, bruissaient les herbes : nous étions enveloppés. La guerre au pays noir ressemble fort à la chasse aux fauves, qui n’attaquent jamais de face, mais seulement par surprise. ”
