N. Peuchgaric, Côte occidentale d'Afrique : Côte d'or… (1857)
“ Dès le lever du soleil, on entendait déjà dans tout le village des coups de fusil annonçant la solennité du jour. Le peuple, paré de ses habits de fête, les musiciens, les bardes, les guerriers, les hommes d'armes, les femmes des hommes libres, des chefs et du roi, les fétichéros du second ordre, et le tambour de la mort étaient réunis sur une place : tout ce monde défila en bon ordre, et prit le chemin étroit et tortueux de la forêt. La musique la plus bruyante, des chants à pleine gorge, des cris aigus, des sauts, des danses, des contorsions animaient cette populace avide de sang. ”
