Résumé

N. Peuchgaric Côte occidentale d'Afrique : Côte d'or… (1857)

Dès le lever du soleil, on entendait déjà dans tout le village des coups de fusil annonçant la solennité du jour.
Le peuple, paré de ses habits de fête, les musiciens, les bardes, les guerriers, les hommes d'armes, les femmes des hommes libres, des chefs et du roi, les fétichéros du second ordre, et le tambour de la mort étaient réunis sur une place : tout ce monde défila en bon ordre, et prit le chemin étroit et tortueux de la forêt.
La musique la plus bruyante, des chants à pleine gorge, des cris aigus, des sauts, des danses, des contorsions animaient cette populace avide de sang.
Source : Gallica

N. Peuchgaric Côte occidentale d'Afrique : Côte d'or… (1857)

Ayant l'habitude de faire du feu dans leurs chambres pour chasser les moustiques, l'intérieur de cet appartement est noir comme le tuyau d'une cheminée et a plutôt l'apparence d'une boutique de forgeron que d'une chambre à coucher. Il n'y a d'autre ouverture que la porte d'entrée ; l'air s'y renouvelle rarement; aussi s'exhale-t-il de ce taudis une odeur nauséabonde et infecte. On y respire la putréfaction des restes des victimes sacrifiées, ainsi que la graisse brûlée, le tout combiné avec l'odeur acre des noirs
Source : Gallica

N. Peuchgaric Côte occidentale d'Afrique : Côte d'or… (1857)

Il y a peut-être six mille ans qu'ils vendent leurs esclaves, ou qu'ils les égorgent quand ils en sont embarrassés, en l'honneur de leurs idoles. Eh bien ! voilà à peu près quelle a été jusqu'à ce jour toute leur civilisation, et cependant la nature a été prodigue pour ces peuples ; ils foulent une terre couverte d'or, sous un ciel d'un heureux et bienfaisant climat, qui leur offre tous les éléments de félicité; s'ils étaient industrieux et laborieux, quel pourrait être leur bien-être matériel occupant un sol si fertile et si admirable par ses productions et par la variété de ses richesses ?
Source : Gallica

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