Édouard Grenier,
L’Elkovan, poème
“ Qu’elle entendit hier au soir sur le Bosphore, Et dont l’écho sans fin résonnait dans son cœur. C’était le même son de voix, plus tendre encore, Avec un chant plus triste et plus désespéré, Plainte et soupir d’un cœur à jamais déchiré ! C’est Djérid ! Aux accens de cette voix connue, Aïna d’un seul bond vole au balcon vitré Qui s’avance en tourelle et domine la rue. C’est là qu’assise au frais l’odalisque à son gré Peut voir par le treillis sans crainte d’être vue. Aïna palpitante y plonge aussitôt l’œil Et reconnaît Djérid à deux pas près du seuil. ”
