Résumé

Portrait de Jules Verne Jules Verne Le Phare du bout du monde

Avant que le soleil eût illuminé l’horizon, Vasquez descendit au bord de la mer et regarda si personne ne venait ni du côté du phare, ni du tournant de la falaise, à l’amorce du cap San Juan.
Tout le littoral était désert, sur les deux rives de la baie. Pas une embarcation ne se montrait, bien que, maintenant, l’équipage de la goélette en eût deux à sa disposition, le canot de la Maule et la chaloupe affectée au service des gardiens.
Aucun bâtiment n’apparaissait au large de l’île.
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Kongre, ne pas oublier qu’ils étaient trois gardiens au phare, et que l’un d’eux nous a échappé.
– Il ne m’inquiète guère, Carcante. Avant deux jours, il sera mort de faim, à moins qu’il ne vive de mousses et de coquillages... D’ailleurs nous refermerons l’orifice de la caverne.
– N’importe, dit Carcante, il est fâcheux que nous ayons des avaries à réparer. Dès demain, la Maule aurait pu reprendre la mer... Il est vrai que, pendant la relâche, quelque navire viendra peut-être se jeter sur la côte, et cela sans qu’on ait même la peine de l’attirer...
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Bien sûr, Vasquez, répondit Felipe. Ce n’est point en si peu de temps que l’on peut avoir grand ennui ni grande fatigue.
– En effet, ajouta Moriz, mais nos trois mois passeront plus vite que je ne l’aurais cru.
– Oui, mon garçon, ils fileront comme une corvette sous ses cacatois, ses perruches, ses ailes de pigeons et ses bonnettes !
– En fait de bâtiments, fit observer Felipe, nous n’en avons pas aperçu un seul aujourd’hui, pas même à l’horizon...
– Il en viendra, Felipe, il en viendra, répliqua Vasquez, en arrondissant sa main sur ses yeux comme pour s’en faire une longue-vue.
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