Octave Mirbeau,
Journal d'une femme de chambre
“ Souvent, j'ai vu des choses effrayantes passer dans l'eau trouble, dans l'eau morte de ses yeux... ”
Octave Mirbeau,
Journal d'une femme de chambre
“ Souvent, j'ai vu des choses effrayantes passer dans l'eau trouble, dans l'eau morte de ses yeux... ”
Théophile Gautier,
La Comédie de la Mort
(1838)
“ Hélas ! sur tous ces corps à la teinte nacrée, La mort a déjà mis sa pâleur azurée ; Ils n’ont de rose que le sang. Leurs bras abandonnés trempent, les mains ouvertes, Dans la vase du fleuve, entre les algues vertes, Où l’eau les soulève en passant. ”
Edgar Allan Poe,
Histoires extraordinaires
“ Le cadavre, que nous supposerons au fond de la rivière, y restera jusqu’à ce que, d’une manière quelconque, sa pesanteur spécifique devienne de nouveau moindre que celle du volume d’eau qu’il déplace. ”
Sénèque le Jeune,
Œuvres complètes de Sénèque le Jeune
“ Ne vois tu pas cette guerre incessante des eaux contre leurs barrières ? Mais pourquoi tant redouter ces irruptions bruyantes, et cette mer, et ces débordements de fleuves si impétueux ? Où la nature n’a-t-elle point placé de l’eau pour nous assaillir de toutes parts quand elle voudra ? N’est-il pas vrai qu’en fouillant la terre, c’est de l’eau qu’on rencontre ? Toutes les fois que la cupidité, ou toute autre cause, pousse l’homme à s’enterrer dans les profondeurs du sol, les travaux cessant par la présence de l’eau. ”
Anatole Le Braz,
La légende de la mort chez les Bretons armoricains
“ Si le linge est blanc par endroits, c’est signe que cette mort ne nous causera que peu ou point de chagrin. Si on rêve à de l’eau, eau douce ou eau salée, c’est que l’un des siens est malade. Si l’eau est claire, il est sauvé ”
Sarnensis Petrus, Histoire de l'hérésie des Albigeois…
“ Adonc la nuit suivante, le ciel venant comme à crever et toutes ses cataractes à s'ouvrir, une abondance d'eau pluviale fondit si soudainement sur la place que nos ennemis qui avaient long-temps souffert de la pénurie d'eau, et même, pour cette cause, avaient proposé de se rendre, furent très-copieusement ravitaillés et bien refaits par ce secours inattendu. Nos chants d'allégresse se changent en deuil; le deuil des ennemis se tourne en joie. ”
Richard Francis Burton,
Voyage aux grands lacs de l'Afrique orientale
(1862)
“ Le sol, toujours saturé d'eau, exhale une odeur d'hydrogène sulfuré; on peut croire, en maint endroit, qu'un cadavre est derrière chaque buisson. Des nuages livides, chassés par un vent froid et furieux, se heurtent et crèvent en larges ondées ; ou bien un ciel morne et lourd enveloppe la forêt d'un voile funèbre. Même par le beau temps, l'atmosphère de ces lieux sinistres est d'une teinte blafarde et maladive ”
Simone Weil,
La Source grecque
“ La mort du feu est naissance de l’air, la mort de l’air est naissance de l’eau. (Donc air = âme.) La mort de la terre est de naître comme eau, et la mort de l’eau de naître comme air, et de l’air, comme feu, et ainsi de suite. ”
Various, Le Tour du Monde; Une peuplade Malgache
“ «Puisqu'ils se consolent de la mort, s'écria-t-il, je ne leur donnerai pas la poussière de la résurrection», et il la jeta dans les eaux et dans l'air. Aussi, depuis ce temps-là, l'air guérit les hommes étouffés par la chaleur, et l'eau, projetée sur un malade évanoui, le ramène à la vie. ”
André-Napoléon Montpetit, Poissons d’eau douce du Canada
“ C’est le temps de la manne, et l’heure est déjà passée, qui a vu naître, vivre et mourir ces myriades d’éphémères sorties du fond des eaux pour briller une heure au soleil, se bercer dans un de ses derniers rayons, aimer un instant, au feu du jour, pour s’éteindre au souffle de la nuit. Toute la surface du fleuve est semée de leurs cadavres. Mais ces enfants mort-nés de l’air, de la lumière, qu’ensevelit la nuit, semblent prêter une recrudescence de vie aux habitants des eaux. ”
Albin de Kazimirski Biberstein,
Le Koran
“ Nous leur faisons porter les nuages gros de pluie et nous les poussons vers le pays mort de sécheresse ; nous en faisons descendre l’eau et à l’aide de celle-ci nous faisons sortir tous les fruits. C’est ainsi que nous faisons sortir les morts de leurs tombeaux ”
Henri Méhier de Mathuisieulx, Explorateurs et terres lointaines (1912)
“ Du haut de la berge, des idoles colossales, peintes de couleurs éclatantes, président à ces cérémonies, et, de leurs gros yeux hébétés, semblent contempler tout leur peuple en prière. Une épaisse fumée s'élève d'une plate-forme à demi ruinée qui s'avance au-dessus des eaux : c'est là que l'on brûle les cadavres, dont les restes informes seront précipités dans le fleuve. Un corps humain, à moitié décomposé, descend le fil de l'eau à quelques mètres de nous, sans que nul n'y fasse la moindre attention. ”
Pline l’Ancien,
Histoire naturelle
“ L’eau descend en pluie, se congèle et grêle, se soulève en flots, se précipite en torrents ; l’air se condense en nuage, se déchaîne en tempêtes ; mais la terre, bénigne, bonne, indulgente, et toujours au service des mortels, que n’engendre-t-elle pas malgré elle ! ”
“ Et puis, il se figure avoir perdu son corps. Et le voici qui passe, en la barque des morts, L’onde infernale où flotte une hydre paresseuse. L’atmosphère est tranquille et tiède, et l’eau berceuse. ”
Auguste Lacaussade,
Poèmes et Paysages
“ Quand un fleuve en grondant fait bouillonner ses ondes Et verse avec ses flots l’épouvante et l’horreur, La foule sur ses bords, dans sa stupeur craintive, L’entend sous les rochers rouler une eau captive Et le contemple avec terreur. ”
Élisée Reclus,
Histoire d’un ruisseau
“ Enfin, nous avons triomphé de nos puériles terreurs, nous décrivons notre courbe au-dessus du courant et nous sentons l’air siffler à nos oreilles ; l’eau, qui s’ouvre sous nos têtes, mugit autour de nous : nous sommes comme perdus dans un abîme grondant qui se referme. ”
Henri Blerzy, Revue des Deux Mondes
“ Leur fonction (car tout être vivant a une fonction à remplir dans la nature) , leur fonction est de distiller l’eau de mer, d’en extraire l’excédant de sels qu’apportent incessamment les fleuves, et de la maintenir dans l’état de salure qui convient le mieux aux innombrables habitans de l’Océan. Les détritus arrachés aux montagnes par les torrens, le limon des rivières sont la proie de ces infatigables travailleurs. Leurs cadavres recomposent sur le sol de l’Océan des plaines calcaires qu’une nouvelle révolution du gloire découvrira peut-être un jour. ”
Louis-Athanase Chaubard, Éléments de géologie mis à la portée de tout le monde… (1838)
“ D'ailleurs on a déjà vu ici (107) qu'il est fort peu probable qu'il en ait échappé quelqu'un à la destruction; que la généralité ou la presque généralité des individus a du trouver la mort dans l'eau salée. Or de quelle nature sont ceux qui se trouvent dans les couches secondaires et tertiaires ? Il en est des poissons comme des coquillages, nous ne connaissons qu'une très-petite partie de ceux qui habitent la pleine mer. ”
Edmond About,
Maître Pierre
(1858)
“ C'est ce grès maudit qui est cause de toutes nos misères. Vous comprenez qu'un champ ainsi pavé est comme un pot à fleurs auquel On n'aurait pas fait de trou. L'eau s'accumule au fond, et, comme il pleut ici pendant six mois de l'année, les racines prennent un bain de pied prolongé qui les tue. La terre est saturée d'eau pendant tout l'hiver ”
Jacques Arago,
Oeuvres illustrées de Jacques Arago
(1856)
“ Ici point d'oiseaux, un seul quadrupède rapide comme la balle, et point d'eau douce. Mais aux îles Malouines, de l'eau partout, sur la surface et dans les entrailles du sol; une eau pure, fraîche, vous épargnant du moins une torture et un désespoir au milieu de votre agonie. Si vous êtes seul ou presque seul sur cette terre de désolation, votre mort est certaine. Si vous n'avez ni baïonnettes, ni piques, ni fusils, ni poudre, ne prolongez pas votre supplice et donnez-vous une tombe dans les flots. ”
Maxime Du Camp,
Paris, ses organes, ses fonctions et sa vie dans la seconde moitié du XIXe siècle
“ La pluie qui tombe sur la surface des cimetières pénètre le sol, rencontre les corps, aide à leur désagrégation, se charge de molécules innommables, glisse sur les couches d’argile ou de marne et va empoisonner les puits. ”
Achille Segard, Le Mirage perpétuel
“ De vivre ainsi qu’on meurt, immobile et blasé. Le fleuve comme un lourd serpentement de fièvre Passe au loin taraudant ses rives sans roseaux, Le soleil met du feu liquide dans ses eaux Et tue autour de lui les chevreaux et les chèvres. Que m’importe la vie et son stérile effort ? ”
Alfred Loisy,
Essai historique sur le sacrifice
(1920)
“ Un peu partout se retrouvent, et les fournitures pour les nuages et la pluie dans les plumes, l'eau, le sang, et les pierres de pluie que l'on abreuve pour faire tomber l'eau du ciel, et les bêtes de pluie, que l'on tue pour crever les nuages, et même les conceptions enfantines du phénomène de la pluie, urine 2 ou crachat3, que Les faiseurs de pluie envoient d'en haut, et l'association des morts à l'œuvre de la pluie, qui est un fait assez commun, conséquemment significatif, dans l'histoire des religions. ”
Eugène Mouton,
Fantaisies ; avec un précepte d'Horace dessiné et gravé à l'eau-forte par l'auteur
(1883)
“ Et à mesure que chaque rangée de morts arrive au haut de sa course, elle déborde, et dix cadavres, les mains en avant comme des nageurs, plongent dans ce gouffre sans fond où nulle matière ne peut subsister, où le porphyre, le silex, l'agate, ne resteraient pas une seconde sans éclater en vapeur à cent mille degrés! ”
Alfred Jacobs, Voyage en Asie et en Afrique, d'après les récits des derniers voyageurs (1855)
“ Malheur à l'enfant ou à la femme qui viendront puiser de l'eau au rivage, au voyageur qui, tenté par la chaleur et séduit par la transparence de l'eau, voudra passer la rivière à la nage; tout d'un coup le malheureux pousse un cri, sa tête disparaît, tout redevient immobile, la teinte rougeâtre dont l'eau se colore un instant, accuse seule le terrible drame qui s'achève sous la nappe d'eau paisible. ”
Pierre Frédé, Récits de chasse, par Pierre Frédé (1882)
“ Les eaux elles-mêmes, les plus limpides, cachent aussi la mort : tu t'y baignes, et tu y tombes en sacrifice aux serpents d'eau , aux sangsues grosses comme un fil, aux crocodiles. Cette vaste prairie couverte de fleurs d'or, lilas, rouges, etc., devant lesquelles tu restes en extase, cache aussi la mort. Toutes les ruses de reptiles t'environnent, l'enveloppent pour ainsi dire d'un immense cercle de poison. L'atmosphère brûlante regorge de fécondité; fécondité trois fois maudite, puisqu'elle double et quadruple les moyens de destruction qui menacent la vie de l'homme. ”
Aimé Augustin Joseph Robert, Les eaux, étude hygiénique et médicale sur l'origine… (1865)
“ Si la terre est échauffée, la pluie peu abondante ou l'air rapide, une grande partie retourne immédiatement à l'état vaporeux ; mais dans les cas contraires, l'eau roule en torrents dans les vallées ou s'infiltre dans le sol perméable, plonge souvent à la faveur des dislocations jusqu'à la rencontre d'un lit souterrain dont elle suit les contours, puis reparaît à l'état de sources. ”
Jacques Normand, Le Laurier Sanglant
“ Couvrant de son linceul les morts et les mourants. Ils sont là, sur le sol foulé, couchés par rangs, Enfoncés dans un flot de boue épaisse et rouge... Parfois, dans ce chaos, quelque fantôme bouge, Se soulève et retombe en poussant un soupir... ”
Les Eaux de Chateauneuf, près de Riom… (1837)
“ Mais, vous conviendrez aussi, qu'avec ou malgré vos grands affluents et vos belles chaussées, vous mourez en hiver, embrumés, inondés , quelquefois submergés , ou bien étouffés , faute d'air et même d'eau, en été. ”
Guy de Maupassant,
Œuvres complètes de Guy de Maupassant - volume 21
(1908)
“ On sent que partout autour de cette eau profonde, dans toute cette plaine jusqu’au pied des montagnes, il y a encore de l’eau, l’eau trompeuse endormie et vivante des marais, les grandes nappes claires où se mire le ciel, où glissent les nuages et d’où sortent des foules éparses de joncs bizarres, l’eau limpide et féconde où pourrit la vie, où fermente la mort, l’eau qui nourrit les fièvres et les miasmes, qui est en même temps une sève et un poison, qui s’étale, attirante et jolie, sur les putréfactions mystérieuses. L’air qu’on respire est délicieux, amollissant et redoutable. ”
Eugène Mouton,
Fantaisies ; avec un précepte d'Horace dessiné et gravé à l'eau-forte par l'auteur
(1883)
“ Si ta source avait été plus loin du rivage, si quelques gouttes d'eau étaient venues grossir ton cours, tu serais un fleuve, tu aurais un nom dans les annales du globe et dans l'histoire de l'humanité. A cette époque d'horreur et de ténèbres, quand notre planète, brûlante encore des feux où s'élaborait la vie, se soulevait et craquait de toutes parts, tu aurais mêlé tes ondes à celles de ces torrents qui bondissaient d'un bout du monde à l'autre, roulant dans leurs flots des continents tout entiers. ”
Georges Clemenceau,
Au soir de la pensée
“ L’eau, d’agression sans relâche, refoulée, non lassée, tombe du ciel en fleuves de pluies fumantes, corrode les rochers, écarte de son chemin tout ce qui est obstacle à ses pentes, fait des abîmes, puis les comble et remonte à la voûte dans des tonnerres de vapeurs, pour, aussitôt, recommencer. ”
Anonyme, Les Mille et Une Nuits
“ Cette rivière qui se cache ainsi sous la terre, en doit sortir par quelqu’endroit ; en construisant un radeau, et m’abandonnant dessus au courant de l’eau, j’arriverai à une terre habitée, ou je périrai : si je péris, je n’aurai fait que changer de genre de mort ”
Gerald Molloy, Géologie et révélation : ou Histoire ancienne de la terre considérée à la lumière des faits géologiques et de la religion révélée… (1877)
“ Alors on voit des flammes jaillir du sein de la terre, des gouffres béants apparaissent, des mugissements sinistres se font entendre des profondeurs du sol, des nuages de cendres rouges sont projetés dans l'air à une grande hauteur, et des torrents de matière liquide incandescente, vomis de chaque crevasse, se répandent au loin sur les riantes campagnes et les paisibles villages, semant partout sur leur passage la désolation et la mort. ”
Francisco Antonio Barral, Le Climat de Madère et son influence thérapeutique sur la phthisie pulmonaire… (1858)
“ Rien ne résista à l'épouvantable force de l'eau et à la vélocité que lui donnait un sol si déclive. Les ravages furent immenses, la terreur et la confusion générales, le spectacle grandiose, mais des plus tristes. ”
Nagao Ariga,
La Guerre sino-japonaise au point de vue du droit international…
(1896)
“ Bientôt après, ces corps humains, que le froid avait préservés, se putréfièrent sous l'action de la chaleur du soleil, et menacèrent d'empoisonner les cours d'eau formés des neiges fondues et, par suite, les eaux destinées à la boisson. ”
Jean Bertaut,
Premier recueil de diverses poésies
“ Que tous ces monts de flots il les couvre d'escume, Et sentiront tousjours s'ils veulent m'approcher, Qu'ils sont mols comme une eau, moy dur comme un rocher. Mourez, mes vers, mourez, puisque c'est vostre envie Ce qui vous sert de mort me servira de vie. ”
Auguste Angellier,
Robert Burns
“ Une lutte affreuse se poursuit; les rocs sont rongés et tordus par l'eau qu'ils brisent et tordent à leur tour, une convulsion démesurée continue à rouler dans ce paysage tourmenté par tant de convulsions. La clameur du torrent, que rien ne brise ou n'assourdit, monte des gouffres, rauque et brutale. ”
Paul-Ernest de Rattier, Nouveaux chants prosaïques (1864)
“ Ceux qui n'ont pas recouru à l'onde salée ou ceux qui ont survécu à la mort de l'Océan lui- même , vont encore chercher le recours des liquides qui ne sont point l'eau. Toutes les caves sont vidées d'un trait par ce gouffre humain qui a déjà anéanti les mers et les fleuves en collaboration avec le soleil. ”
Victor Hugo,
Les Contemplations
“ La source tombait du rocherGoutte à goutte à la mer affreuse.L'Océan, fatal au nocher,Lui dit: «Que me veux-tu, pleureuse? «Je suis la tempête et l'effroi;Je finis où le ciel commence.Est-ce que j'ai besoin de toi,Petite, moi qui suis l'immense?» La source dit au gouffre amer:«Je te donne, sans bruit ni gloire,Ce qui te manque, ô vaste mer!Une goutte d'eau qu'on peut boire.» Avril 1854. ”
Arthur T. Pierson,
George Müller
(1901)
“ Chaque jour on cria au Dieu de la pluie. Et voyez comment, tout en continuant de retenir l'eau du ciel, Dieu y pourvut. Un fermier voisin, dont les puits étaient plus profonds encore que ceux des orphelinats, fournit environ la moitié de l'eau nécessaire. ”
Pierre Larousse,
Grand dictionnaire universel du XIXe siècle
“ Les vents furieux s’apaisent, les chevaux d’Eos montent à l’horizon, la mer reprend sa sérénité, l’air est doux, l’onde est riante : elle tombe mollement sur les rocs du rivage et y apporte, comme en se jouant, un cadavre. ”
Pierre-Gatien Lainé, Inondations et cherté des vivres… (1857)
“ « Les grands fleuves sont les artères de la terre, les rivières en sont les veines et l'eau doit circuler, comme le sang fait chez les hommes. » Faisons donc circuler l'eau, conduisons-là partout où elle peut aller ”
Jésuites et imprimeurs de Trévoux, Dictionnaire de Trévoux/6e édition…
“ Les hydropiques à qui on vide de l’eau à-peu-près comme l’eau de rivière, qui ne laisse point ou que peu de sédiment après l’évaporation, meurent pour l’ordinaire, car leur ventre s’enfle en peu de temps, & la bouffissure extérieure augmente & durcit. ”
Henry Blanc, Ma captivité en Abyssinie ...sous l'empereur Théodoros
“ Après les fortes pluies, le terrain déchiré ouvre une issue aux eaux qui se rendent dans les réservoirs, entraînant les saletés et les détritus accumulés pendant un an ou deux, et auxquels s'ajoutent des fragments de corps humains présentant tous les degrés de décomposition. L'eau n'en est pas moins estimée et, chose étrange, ne produit aucun mauvais effet. ”
