Paul-Ernest de Rattier, Nouveaux chants prosaïques (1864)
“ Encore ce fantoccino. Encore, encore !... Tu t'encourages ainsi à de nouvelles déceptions. Je m'invite ainsi à de nouvelles railleries du destin. Mais comme on est ingénieux à se prouver à soi-même la thèse malheureuse que l'on désire, la thèse qu'on préfere à la vérité! L'erreur est bien plus aimable; la vérité est bien trop sérieuse, et dans son cloître sévère ne logent guère les fantoccini. J'ai besoin d'une naïade dans mon onde, d'un génie famillier à côté de mon inspiration, d'une âme dans mon âme, d'une autre vie dans ma vie. ”
