Résumé

Portrait de Jules Verne Jules Verne L’Île mystérieuse

Oui, répondit Cyrus Smith, si l’intervention d’un être humain n’est plus douteuse pour nous, je conviens qu’il a à sa disposition des moyens d’action en dehors de ceux dont l’humanité dispose. Là est encore un mystère, mais si nous découvrons l’homme, le mystère se découvrira aussi. La question est donc celle-ci : devons-nous respecter l’incognito de cet être généreux ou devons-nous tout faire pour arriver jusqu’à lui ? Quelle est votre opinion à cet égard ?
— Mon opinion, répondit Pencroff, c’est que, quel qu’il soit, c’est un brave homme, et il a mon estime !
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Portrait de Jules Verne Jules Verne L’Île mystérieuse

« Ont-ils des gigots et des côtelettes ? demanda le marin.
— Oui, répondit Harbert.
— Eh bien, ce sont des moutons ! » dit Pencroff.
Ces animaux, immobiles entre les débris de basalte, regardaient d’un œil étonné, comme s’ils voyaient pour la première fois des bipèdes humains. Puis, leur crainte subitement éveillée, ils disparurent en bondissant sur les roches.
« Au revoir ! » leur cria Pencroff d’un ton si comique, que Cyrus Smith, Gédéon Spilett, Harbert et Nab ne purent s’empêcher de rire.
L’ascension continua.
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Portrait de Jules Verne Jules Verne L’Île mystérieuse (1874)

Mais, après avoir franchi la porte, l’ingénieur, courant droit au premier poteau, vit à la lueur d’un éclair qu’un nouveau fil retombait de l’isoloir jusqu’à terre.
« Le voilà ! » dit-il.
Ce fil traînait sur le sol, mais sur toute sa longueur il était entouré d’une substance isolante, comme l’est un câble sous-marin, ce qui assurait la libre transmission des courants. Par sa direction, il semblait s’engager à travers les bois et les contreforts méridionaux de la montagne, et, conséquemment, il courait vers l’ouest.
« Suivons-le ! » dit Cyrus Smith.
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