Jules Verne,
L’Île mystérieuse
(1874)
“ Le 7 septembre, Cyrus Smith, ayant observé le sommet du mont Franklin, vit une fumée qui se contournait au-dessus du cratère, dont les premières vapeurs se projetaient dans l’air. ”
Jules Verne,
L’Île mystérieuse
(1874)
“ Le 7 septembre, Cyrus Smith, ayant observé le sommet du mont Franklin, vit une fumée qui se contournait au-dessus du cratère, dont les premières vapeurs se projetaient dans l’air. ”
Jules Verne,
L’Île mystérieuse
(19??)
“ La route était en partie dégagée par suite des excursions précédentes qui avaient été faites depuis le corral jusqu'à la côte ouest. Les colons se trouvaient alors à une distance de six milles du mont Franklin. Le projet de l'ingénieur était celui-ci : observer minutieusement toute la vallée dont le thalweg formait le lit de la rivière, et gagner avec circonspection les environs du corral; si le corral était occupé, l'enlever de vive force; s'il ne l'était pas, s'y retrancher et en faire le centre des opérations qui auraient pour objectif l'exploration du mont Franklin. ”
Jules Verne,
L’Île mystérieuse
“ La position exacte du campement avait pu être déterminée par la situation du mont Franklin, et, puisque le volcan se relevait dans le nord à une distance de moins de trois milles, il ne s’agissait que de prendre une direction rectiligne vers le sud-ouest pour atteindre la côte occidentale. ”
Frédéric Lock, Vie de Franklin (1851)
“ Franklin était un esprit net , et précis qui ne se contentait point de résultats théoriques. Il fit immédiatement une application pratique de sa découverte par l'invention du paratonnerre qui, en soutirant le fluide électrique et le conduisant au sein de la terre, préserve les édifices des ravages de la foudre. L'industrie et la science n'avaient pas seules occupé la vie de Franklin; il avait accepté sa part dans les charges que le gouvernement des colonies imposait à leurs citoyens. ”
Auguste Laugel,
Revue des Deux Mondes
“ On est presque effrayé d’un tel mépris de la vie et de l’audace de ces défis répétés de l’homme à la nature. Dès 1825, Franklin retourna dans l’Amérique septentrionale. Il avait ordre d’explorer les côtes de l’Amérique depuis l’embouchure du Mackenzie jusqu’au détroit de Behring; mais il ne put remplir cette mission, et dut revenir sans avoir obtenu de résultats. C’est à son retour qu’il épousa sa seconde femme, Jane Griffin, devenue, sous le nom de lady Franklin, célèbre par les infatigables efforts qu’elle tenta pour retrouver son infortuné mari, perdu dans les mers arctiques. ”
Jules Verne,
Les voyageurs du XIXe siècle
“ Franklin débarqua dans la petite île Garry, dont la position fut déterminée par 69° 2 ́ de latitude et 135° 41 ́ de longitude, observation précieuse qui prouvait quel degré de confiance on devait accorder aux relèvements de Mackenzie.Le retour se fit sans difficulté, et le 5 septembre, les voyageurs rentrèrent dans le fort, auquel le docteur Richardson avait donné le nom de fort Franklin. L'hiver se passa en amusements, en réjouissances, en bals, auxquels prenaient part des Canadiens, des Anglais, des Écossais, des Esquimaux et des Indiens de quatre tribus différentes. ”
Pierre-Marc-Gaston de Lévis,
Les Voyages de Kang-Hi
“ Franklin avoit tracé la route ; lorsque dans son audace il avoit été chercher la foudre dans les cieux pour l’amener sur la terre, captive et désarmée, il avoit prouvé que rien n’est inaccessible au génie. Les nuées qui renferment le tonnerre contiennent aussi la grêle, et si l’on ne peut pas de même neutraliser ses funestes effets, on peut du moins les circonscrire dans de plus étroites limites. ”
Jules Verne,
Les voyageurs du XIXe siècle
(1880)
“ Reçu avec bienveillance à New-York, Franklin gagna Albany par le fleuve Hudson, remonta le Niagara depuis Lewinston jusqu'à la fameuse chute, atteignit le fort Saint-Georges sur l'Ontario, traversa le lac, débarqua à Yorck, capitale du haut Canada; puis, passant par les lacs Simcoe, Huron, Supérieur, où il fut rejoint par vingt-quatre Canadiens, le 29 juin 1825, il rencontra les embarcations sur la rivière Methye. Tandis que le docteur Richardson relevait la côte orientale du lac du Grand-Ours et que Back surveillait les préparatifs de l'hivernage, Franklin gagna l'embouchure de la Mackenzie. ”
Charles Martins, Revue des Deux Mondes
“ Les traces de Franklin ont été retrouvées sur la terre du Roi-Guillaume, le passage du nord-ouest a été traversé par Mac Clure, et son navire, l’Investigator, laissé dans les glaces, démontra que ce passage tant cherché existe, mais qu’il sera à jamais impraticable au commerce. Le 75e degré de latitude, limite extrême des voyages de Ross et de Parry, a été dépassé : la géologie, la zoologie, la botanique des contrées arctiques ont été complétées par la liste des espèces animales et végétales chez lesquelles la vie organique est la plus énergique. ”
Amateur-Étienne Hervé, Voyages dans les glaces du pôle arctique à la recherche du passage Nord-Ouest… (1854)
“ Franklin se hâta de le quitter , dès qu' il eut été rejoint par tous ses compagnons européens ; il descendit par la rivière de la Paix et le grand lac de l' Esclave jusqu' au fort de la Providence , où il devait prendre des guides dans la tribu des Indiens-Cuivrés . ”
Frédéric Lock, Vie de Franklin (1851)
“ Doué d'un esprit observateur et réfléchi, il avait, dans ses voyages, fait plus d'une découverte utile à la navigation ou à la science. On lui doit l'invention de l'instrument appelé harmonica, et des cheminées à la Franklin, nommées communément à la prussienne. Une découverte bien plus importante au point de vue scientifique et pratique, est celle de la nature de la foudre et des lois de l'électricité, qui , seule, vendrait immortel le nom de Franklin. ”
Frédéric Lock, Vie de Franklin (1851)
“ S'il est un homme qui, par la pureté et l'excellence de sa vie, ait mérité d'être proposé en exemple aux autres hommes, c'est assurément Benjamin Franklin. Ce ne fut pas un de ces génies extraordinaires qui passent sur le monde comme un orage sur la terre, laissant après eux presque autant de ruines que de bienfaits, dont une sévère raison pourrait contester les services, tant l'humanité les a chèrement payés, et dont la prodigieuse élévation, bien faite pour décourager les modestes ambitions, ne saurait tenter que les esprits téméraires et aventureux. ”
Alfred Jacobs, Revue des Deux Mondes
“ LES GLACES DU POLE ARCTIQUE MAC-CLINTOCK A LA RECHERCHE DE SIR JOHN FRANKLIN. I. A Narrative of the discover of the fate of sir John Franklin and his companons, by captain Mac-Clintock, London, John Murray, 1859. — II. Notice sur l’amiral sir John Franklin, par M. de La Roquette, dans le Bulletin de la Société de Géographie de Paris. La terre, notre demeure, est forcée de nous livrer successivement tous ses secrets : nous n’avons pas seulement promené nos expéditions sous l’équateur, versé nos peuples sur l’Amérique et sur l’Océanie, bâti partout des villes à l’image des nôtres ”
“ Indigent, il arriva par le travail à la richesse; ignorant, il s'éleva par l'étude à la science; inconnu, il obtint par ses découvertes comme par ses services, par la grandeur de ses idées et par l'étendue de ses bienfaits, l'admiration de l'Europe et la reconnaissance de l'Amérique.Franklin eut tout à la fois le génie et la vertu, le bonheur et la gloire. Sa vie, constamment heureuse, est la plus belle justification des lois de la Providence. ”
Benjamin Franklin,
Vie de Benjamin Franklin/Volume 1
“ Nous trouvant un jour dans un canot sur la Delaware, avec quelques autres jeunes gens, il refusa de prendre l'aviron à son tour.—«Vous ramerez pour moi, nous dit-il, jusqu'à ce que nous soyons à terre».—«Non, lui répondis-je, nous ne ramerons point pour vous».—«Vous le ferez, répliqua-t-il, ou vous resterez toute la nuit sur l'eau».—«Comme il vous plaira, dis-je».—«Ramons, s'écrièrent les autres. Qu'importe qu'il nous aide ou non»?—Mais j'étois déjà irrité de sa conduite à d'autres égards; et j'insistai pour qu'on ne ramât point. ”
Amateur-Étienne Hervé, Voyages dans les glaces du pôle arctique à la recherche du passage Nord-Ouest… (1854)
“ Il part donc , n' ayant pour toute provision que de la peau de daim brûlée . A la halte du soir , les pauvres voyageurs , pour se procurer un peu de chaleur , n' ont d' autre moyen que de se serrer l' un contre l' autre , au sein d' une nuit glacée et sous un vent qui semble percer leurs corps décharnés . Le lendemain matin , comme ils se remettent en route , Franklin tombe entre deux rochers , et , dans cette chute , ses raquettes se brisent . Cet accident , joint à l' épuisement de ses forces , ne lui permet plus de suivre le pas de ses compagnons ”
Constant Améro, Les contrées mystérieuses et les peuples inconnus (1884)
“ S'il est une contrée mystérieuse entre toutes, c'est bien cette région du pôle nord dont l'inconnu exerce une si grande attraction, qui fait naître des illusions si généreuses et ne livre un à un ses secrets qu'au prix de tant de sacrifices héroïques, de tant d'efforts, de tant de deuils ! La fin dramatique de sir John Franklin et de ses compagnons dans les mers arctiques, les expéditions successives entreprises par l'Angleterre et les États-Unis pour découvrir leurs traces, ont attiré l'attention sur ces contrées hostiles, où la création semble finir et le chaos recommencer. ”
Les voyages célèbres. Aventures et découvertes des grands explorateurs (1875)
“ Le 26 septembre, Franklin arriva ainsi à un embranchement de la Copper-Mine ; mais le canot ayant été laissé sur le chemin par les porteurs, on se trouvait sans aucun moyen de transport pour franchir les lacs et les rivières. Le jour même, la carcasse d'un daim fut découverte dans le creux d'un rocher; bien qu'elle fût à demi gâtée, inconvénient secondaire pour des gens affamés, cette triste proie fournit un déjeuner inattendu. « Après avoir mangé la moelle, si acre qu'elle écorchait les lèvres, dit Franklin, nous fîmes brûler les os et nous les mangeâmes. » ”
Elzéar Paquin, La colonie Canadienne-Française de Chicago
“ Né le 10 Janvier, 1831, à l’Assomption, province de Québec, il passa les premières années de sa jeunesse au collège, qui porte le nom de son pays natal. Dès l’âge de dix-sept ans, possédant beaucoup d’énergie et de force de caractère, il comprit cette belle maxime de Franklin : « L’activité est la mère de la prospérité. » ”
“ Franklin est mort! Il est retourné au sein de la Divinité, le génie qui affranchit l'Amérique et versa sur l'Europe des torrents de lumière! Le sage que deux mondes réclament, l'homme que se disputent l'histoire des sciences et l'histoire des empires, tenait sans doute un rang élevé dans l'espèce humaine. ”
Émile Driant,
Un dirigeable au pôle Nord
“ Il cherche à l’atteindre sur des barques montées sur roues et traînées par des chiens ; il atteint la latitude 82° 45′ sur un glaçon flottant ; en 1831, James Ross découvre en Boothie, par 75° de latitude, le Pôle Magnétique ; puis c’est Franklin qui meurt en trouvant le passage nord-ouest ”
Stéphen d' Arve, Histoire du Mont-Blanc et de la vallée de Chamonix… (1876)
“ De hardis grimpeurs, qui voulaient l'essayer plus tard, conservaient l'espoir que le mont, résistant encore un été, leur réserverait la chance d'être les premiers. Des novices même se demandaient, en montant le Reffleberg et le Hornly, si, un jour ou l'autre, le prix ne leur serait pas acquis. Il n'y avait pas de marcheur, fort ou faible, qui ne connût par cœur les lignes majestueuses de la redoutable pyramide et qui ne se demandât de quel côté on pourrait en tenter l'escalade avec le plus de probabilité d'arriver. ”
Philarète Chasles,
Revue des Deux Mondes
“ Une des inventions mécaniques dues à son ingénieuse observation caractérise admirablement son génie et son système ; c’est un vase d’airain dans lequel on allume un brasier dont la flamme, au lieu de se diriger vers le ciel, retourne à la terre. Franklin aussi, dernier disciple de Locke, a replié vers la terre la flamme de l’ame humaine. Quand on demandait à Franklin quelle était la qualité la plus utile à un homme d’état, il répondait : L’apparence et le renom de la probité. ”
Amateur-Étienne Hervé, Voyages dans les glaces du pôle arctique à la recherche du passage Nord-Ouest… (1854)
“ Ainsi s' ouvrit pour les seules régions du nord-ouest de l' Amérique une liste spéciale de martyrs de la science , à laquelle , depuis lors , chaque génération a apporté son contingent , et où la nôtre ne peut se résoudre encore , après sept ans d' attente , à inscrire le nom de sir John Franklin . ”
Auguste Laugel,
Le Pôle austral et les Expéditions antarctiques
“ On dépassa rapidement la latitude de 74 degrés, la plus haute qu’on eût jamais atteinte du côté du pôle sud. On aborda dans une petite île qui reçut le nom de Franklin, et peu après l’on aperçut à l’horizon une montagne colossale qui s’élevait en pentes régulières à plus de 4,000 mètres, et qui dominait une terre très étendue. On était arrivé à un moment de l’année où le soleil, incliné à deux degrés sur l’horizon, n’envoie plus à la surface de la mer et des glaces qu’une lumière presque rasante ”
Arthur Mangin,
Voyages et découvertes outre-mer au XIXe siècle…
(1876)
“ Franklin fut obligé de passer l'hiver tout entier par delà le cercle polaire, dans l'établissement qui a gardé son nom. Renfermés pendant plusieurs mois dans un milieu homicide, sous une hutte de fange et de glace, perdus dans les tempêtes et les nuits du pôle, Franklin et ses courageux compagnons demandèrent à la science des distractions et des jouissances. Le docteur Richardson leur lit un cours complet de géologie, et M. Drumwood, naturaliste de l'expédition, leur découvrit plus de quinze cents plantes et deux mille variétés d'oiseaux et de mammifères. ”
Frédéric Lock, Vie de Franklin (1851)
“ Mais Franklin ne cherchait pas dans l'industrie Ja source d'une fortune égoïste. Associant sa patrie à ses propres bénéfices; quand il avait formé un bon ouvrier, il l'envoyait dans quelque ville dépourvue d'imprimerie, lui fournissait le matériel et formait avec lui, pendant six ans, une société où il se réservait un tiers des bénéfices. Il fonda ainsi plusieurs imprimeries, et, il faut le dire, à l'honneur de sa sagacité comme à celui de la probité de ses élèves, jamais sa confiance ne fut trompée. Parvenu à l'aisance, Franklin eut à cœur de réparer les fautes que nous avons rappelées. ”
“ Franklin fut le premier qui, dans le journal de son frère à Boston, et dans le sien à Philadelphie, discuta les matières les plus intéressantes pour son temps et pour son pays. Il le fit servir à l'éducation politique et à l'enseignement moral de ses compatriotes, dont il développa l'esprit de liberté par le contrôle discret, mais judicieux, de tous les actes du gouvernement colonial, et auxquels il prouva, sous toutes les formes, que les hommes vicieux ne peuvent être des hommes de bon sens. ”
Jules Verne,
Le Pays des fourrures
“ Sans doute, il ne s'agissait pas d'atteindre le pôle et de se lancer sur les traces des Parry, des Ross, des Mac Clure, des Kean, des Morton. Mais dès qu'on a franchi le cercle polaire, les épreuves sont à peu près partout les mêmes et ne s'accroissent pas proportionnellement avec l'élévation des latitudes. Jasper Hobson ne songeait pas à se porter au-dessus du soixante-dixième parallèle! Soit. Mais qu'on n'oublie pas que Franklin et ses infortunés compagnons sont morts, tués par le froid et la faim, quand ils n'avaient pas même dépassé le soixante-huitième degré de latitude septentrionale! ”
Ludovic de La Vallée Poussin, La maison de Franklin et la rue verte du Faubourg St-Honoré (1911)
“ Mais on ne voit pas Franklin dans tout cela ! Et nous voilà en 1790. C'est l'année où meurt le Philosophe. Il est pleuré par ses compatriotes et même par nos pères, qui ne lui gardaient rancune ni d'articles, où en 1760, il conseillait qu'on nous prît le Canada, ni des lettres qu'il écrivait à Miss Mary Stevenson, en 1769, lors de son premier voyage en France, et dans lesquelles il ridiculisait, fort lourdement d'ailleurs, les Français et les Françaises. ”
Le livre d'or des peuples : Plutarque universel… (1865)
“ « Mille actions de grâces à Dieu pour toutes ses bontés ! » - Franklin avait alors soixante-dix-neuf ans. XVII L'arrivée de Franklin en Amérique, sur le sol du pays qu'il avait aidé à grandir dans la liberté, fut un véritable triomphe. Les cloches sonnaient à toutes volées. La foule était immense, venue de tous les points de la province. « Jamais, dit M. Biot, on n'avait tant vu d'hommes aux États-Unis. » Le ministre de France aux États-Unis crut devoir rendre compte au ministre des affaires étrangères, M. de Vergennes, de l'arrivée de Franklin à Philadelphie. ”
“ La mort de Franklin fut une affliction pour les deux mondes. A Philadelphie, tout le peuple se porta à ses funérailles, qui se firent au son lugubre des cloches drapées de noir, et avec les marques du respect universel. Le congrès, exprimant la reconnaissance et les regrets des treize colonies pour ce bienfaiteur plein de génie, pour ce libérateur plein de courage, ordonna un deuil général de deux mois dans toute l'Amérique. ”
