Émile Driant,
Un dirigeable au pôle Nord
“ Dans une minute le ballon va toucher le sol... Ce sol, on le voit maintenant, c’est la banquise... la banquise toute blanche, toute plate, steppe de neige aux horizons infinis, car, bizarrerie météorologique, le brouillard est infiniment moins opaque au niveau de la glace qu’à 1.000 mètres d’altitude. Là haut, il y avait comme de la neige en suspension dans l’atmosphère, il semblait qu’on se mût dans de l’ouate. Sur la banquise, c’est un air plus fluide, plus léger, et l’aérostat, dont les passagers distinguent à peine la masse au-dessus d’eux, leur apparaît... ”
