Pierre Maël, Une française au pôle Nord
“ Tout ce qu’avait pressenti Hubert d’Ermont se réalisait. Le sous-marin flottait sur une nappe d’eau douce d’une merveilleuse limpidité, enfermée en une vaste caverne presque entièrement semblable à celle du Pôle lui-même. Un point clair, pareil à une lueur jaillie d’une lentille, se laissait voir au sud. Guerbraz dirigea le bateau sur ce point. C’était l’ouverture même de la grotte, son orifice au jour. Les eaux du lac y formaient en été une cascade tombant de plus de 100 mètres de hauteur. Mais à ce moment de l’année, le froid avait solidifié les premières chutes en gradins de cristal. ”
