Charles Martins

Résumé

Charles Martins Revue des Deux Mondes

Sur la côte sud-ouest, un long cordon littoral sépare la mer d’une lagune d’eau douce qui s’étend entre les dunes et les rochers de l’île. A l’extrémité de cette lagune, une presqu’île; à nos pieds la baie gymnastique le petit cratère circulaire, les falaises le long de la mer, le grand glacier du sud, et au loin les promontoires orientaux de l’île, admirablement éclairés et contrastant avec les teintes sombres répandues sur toute la partie méridionale. Je pris quelques relèvemens à la boussole, Berna esquissa la vue générale, et cela fait nous redescendîmes en hâte, car le vent était glacial.
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Charles Martins Revue des Deux Mondes

Comme de Saussure, avec qui l’intrépide et savant capitaine a les plus grands rapports par l’ingénuité de ses observations parfaitement libres d’idées préconçues, Scoresby sera toujours considéré comme l’initiateur de toute recherche scientifique dans la Mer-Glaciale et le guide le plus sûr du navigateur dans les parages du Spitzberg et du Groenland.
On voit que, si l’on n’avait pas tenté directement d’atteindre le pôle, l’Océan-Glacial était au siècle dernier presque aussi fréquenté pendant l’été que l’Atlantique sur les côtes de l’Europe.
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Charles Martins Revue des Deux Mondes

Arrivé le 16 mai à l’île Hamilton, la plus grande des îles du détroit, par 76° 2’, il découvre avec stupéfaction un canal libre au milieu des glaces : il plonge avec délices ses yeux dans les profondeurs de l’eau, qu’il n’avait pas vue depuis si longtemps. Deux morses jouaient sur le rivage, des eiders et d’autres oiseaux marins volaient de tous côtés dans une saison où ils n’apparaissent ordinairement que dix degrés plus au sud. Montant sur une éminence, Penny voit à perte de vue dans le ciel le reflet de l’eau. Oh for a boat ! — que n’ai-je un bateau ! — s’écrie-t-il avec désespoir.
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