Léo Dex

Résumé

Léo Dex Au pays des Touaregs (1901)

A l'est, s'étend au loin, à perte de vue, la longue bande du chott El-Fedjedj, encadrée par les hauteurs du Cherb-el-Berrania et de notre Djebel-Tebaga. Au sud, c'est la Nefzaoua, le désert, mais le désert parsemé d'oasis; au sud encore et au sud-est, formant un tiers de l'horizon, vous apercevez l'immense nappe du chott Djerid, que piquent d'étoiles deux postes, visibles d'ici, malgré l'éloignement : le poste de Sobria et celui du centre du chott, avec les trois traînées lumineuses issues des projecteurs de ce dernier.
Source : Gallica

Léo Dex Au pays des Touaregs (1901)

Aucun doute
n'était permis, un homme, mais un homme couché, était là gisant sur le blanc suaire du chott.
Cet homme était René; et à sa vue une question, interrrogation affreuse, se formula dans la pensée de Saint-Phol : René vivait-il?
Étendu sur le dos, les bras en croix, les lèvres entr'ouvertes, le jeune sous-lieutenant de spahis offrait toutes les apparences de la mort.
Sous la clarté oblique de l'éclairage lointain venu de la dune de Sobria, son visage énergique se coupait d'ombres violentes; sous ces rayons bleuâtres, sa face revêtait une teinte livide.
Source : Gallica

Léo Dex Au pays des Touaregs (1901)

Le vieillard semblait se recueillir.
Instruit par de Saint-Phol du secret saisi par d'Ex sur les lèvres de René Gœrmain au Bir-Allendaouai, il ne pouvait douter de l'affection du jeune sous-lieutenant pour Yvonne. Il se ressouvenait d'autre part de certains détails de ses conversations avec sa fille, de la façon chaleureuse dont deux fois, et à l'instant encore, elle avait plaidé en faveur de René Gœrmain.
Le vieillard repassait ces choses, cherchant la lumière au milieu des ténèbres grandissantes où se noyait sa belle intelligence près de s'éteindre, et il essayait de conclure.
Source : Gallica

Chaque jour avec Kwize, l'actualité mise en perspective par la littérature