Louis Jacolliot,
La Cité des sables. El Temin, par Louis Jacolliot…
(1877)
“ Alea jacta est! et donnant de l'éperon dans les flancs de sa monture, il rejoignit la caravane qui l'avait dépassé de quelques centaines de mètres. Les chevaux hennissaient doucement sous la fraîcheur de la brise qui arrivait de la mer ; impatients de l'allure qu'on leur imposait, ils ne demandaient qu'à dévorer l'espace. Dès qu'ils eurent franchi les portes de la ville, El Temin ramena son burnous, le maintint à la manière arabe avec quelques tours de cordes en poil de chameau pour l'empêcher de flotter au vent, et, se penchant sur le cou de sa monture, fit entendre un sifflement prolongé. ”
