Résumé

Portrait de René Caillié René Caillié Voyage d'un faux musulman à travers l'Afrique

Cette formule, répétée en tête de tous les chapitres du Coran, est pour les musulmans ce que le signe de la croix est pour les chrétiens.
Quant au voyageur, il échappe au désespoir par l’enthousiasme : Une sorte d’ardeur belliqueuse brille dans ses yeux. Ce mur de sable qui se dresse au loin devant lui, lui apparaît comme une place imprenable à l’assaut de laquelle il faut monter pour l’honneur de la France. S’il s’élance gaîment sur son chameau, c’est aussi que cette France est en avant qui l’appelle, avec les souvenirs de l’enfance et les espérances de l’âge mûr.
Source : Gutenberg

Portrait de René Caillié René Caillié Voyage d'un faux musulman à travers l'Afrique

Pendant que le voyageur arrive au port et s’y repose, les choses qu’il a vues sur son chemin continuent d’être les mêmes. Sur le sol d’Afrique, le bien et le mal sont également vivaces : comme les nuages qui s’abattent six mois de suite sur les montagnes, comme les rivières qui inondent périodiquement les plaines, comme le vent d’est qui embrase sans interruption le désert ; hommes et femmes, enfants et vieillards parcourent là constamment le même cercle d’habitudes uniformes.
Source : Gutenberg

Portrait de René Caillié René Caillié Voyage d'un faux musulman à travers l'Afrique

Le 14 mai, Ibrahim mène Abdallahi aux champs où travaillent ses esclaves. Ils préparaient la terre pour la semence. Les hommes, tout nus sous un soleil brûlant, remuaient la terre à un pied de profondeur avec une pioche à manche court et très incliné, fabriquée dans le pays et qui est là, comme dans presque tous les pays traversés par notre voyageur, le seul instrument aratoire. Les femmes, à moitié nues, leurs enfants attachés sur le dos, ramassaient des herbes sèches, et les mettaient en tas pour les brûler sur le sol, seul amendement que la terre reçoive en ces contrées.
Source : Gutenberg

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