René Caillié,
Revue des Deux Mondes
“ Je ne la trouvai ni aussi grande, ni aussi peuplée que je m’y étais attendu ; son commerce est bien moins considérable que ne le publie la renommée ; on n’y voit pas, comme à Jenné, ce grand concours d’étrangers, venant de toutes les parties du Soudan. Je ne rencontrai dans les rues de Temboctou que les chameaux qui arrivaient de Cabra, chargés des marchandises apportées par la flottille ; quelques réunions d’habitans assis par terre sur des nattes, faisant la conversation, et beaucoup de Maures couchés devant leur porte, dormant à l’ombre. En un mot, tout respirait la plus grande tristesse. ”
