Résumé

Portrait de René Caillié René Caillié Le Voyage de René Caillié à Tombouctou et à travers l'Afrique… (1932)

Les Maures se donnent mutuellement l’hospitalité. Quand une caravane arrive dans un camp, le chef fait la quête pour elle et chacun envoie une ou deux mesures de mil selon le nombre de voyageurs ; une esclave est chargée de le piler et de préparer le sanglé. Un voyageur qui arrive seul se rend à la tente qu’il choisit, et comme il choisit toujours celle qui a le plus d’apparence, les propriétaires de celles-ci ont des hôtes à chaque instant. Les voyageurs hassanes font du bruit chez les marabouts, menacent,
traitent ceux qui les reçoivent d’infidèles, la plus grande injure !
Source : Gallica

Portrait de René Caillié René Caillié Le Voyage de René Caillié à Tombouctou et à travers l'Afrique… (1932)

Pendant un mois, je n’ai jamais vu Ilamet-Dou prendre d’autre nourriture que du lait de chameau, qu’il affecte, comme tous les princes, de préférer à celui de vache, uniquement parce qu’il est plus rare ; en revanche j’ai vu la reine manger de la viande trempée dans du beurre fondu. Les plus riches Maures ne se nourrissent guère que de lait : c’est bien rarement qu’ils tuent un mouton. Ils pourraient améliorer leur ordinaire en mangeant du sanglé, mais ils s’en croiraient humiliés : c’est, disent-ils, la nourriture des esclaves.
Source : Gallica

Portrait de René Caillié René Caillié Le Voyage de René Caillié à Tombouctou et à travers l'Afrique… (1932)

Les hommes sont couverts de vermine et ne se nettoient jamais. Les femmes sont dégoûtantes, continuellement étendues sur leur lit, les cheveux oints d’une couche de beurre que la chaleur fait fondre et ruisseler sur leur visage et sur tout leur corps, elles exhalent une odeur infecte, capable d’incommoder un Européen. La paresse est poussée encore plus loin chez elles que chez les hommes ; elles ne se lèvent même pas pour prendre leurs repas ; elles s’appuient sur les deux coudes pour recevoir le lait que leur présente l’esclave, et lui rendent la calebasse lorsqu’elles ont bu.
Source : Gallica

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