René Caillié,
Le Voyage de René Caillié à Tombouctou et à travers l'Afrique…
(1932)
“ Le vent du nord soufflait et il commençait à faire froid ; les Maures tendirent dans leurs tentes, sur des piquets, les côtés touchant la terre, la grande couverture de peaux d’agneaux qu’ils appellent le varroi, et ils revêtirent leurs manteaux de laine, sauf les esclaves qui n’en ont d’autre que leur petite peau de mouton. Les Maures n’ont qu’une femme, et qui a beaucoup d’ascendant sur eux. Il est vrai qu’ils en changent souvent, car rien de plus facile que de se séparer : on suscite une querelle, celui qui s’en va fait un cadeau à l’autre et l’on se quitte sans intervention des marabouts. ”

