Jenné

Définition et enjeux

Portrait de Jules Verne Jules Verne,  Cinq Semaines en ballon (1863)

“ Dans une grande île apparut alors la ville de Jenné, avec les deux tours de sa mosquée de terre, et l’odeur infecte qui s’échappait de millions de nids d’hirondelles accumulés sur ses murs. Quelques cimes de baobabs, de mimosas et de dattiers perçaient entre les maisons ; même à la nuit, l’activité paraissait très grande. Jenné est en effet une ville fort commerçante ; elle fournit à tous les besoins de Tembouctou ; ses barques sur le fleuve, ses caravanes par les chemins ombragés, y transportent les diverses productions de son industrie. ”
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Auguste Baron,  Aventures, investigations et recherches en Afrique des plus intrépides voyageurs… (1866)

“ La ville de Jenné est fort bruyante et très animée : on y voit arriver et partir constamment de nombreuses caravanes de marchands, chargés des productions de nombreuses régions. En outre, les habitants, au nombre de huit à dix mille, sont très industrieux, intelligents, et ils font généralement travailler leurs esclaves par amour du lucre. On trouve toutes les professions : tailleurs, forgerons, maçons, cordonniers, emballeurs, porte-faix, pêcheurs. Les habits, faits par les tailleurs de Jenné, sont envoyés jusqu'à Tombouctou. ”
Source : Gallica

Alexis Eymery,  Voyages du petit André en Afrique… (1852)

“ Jenné, capitale du Bambara dans la Nigritie, est une des villes les plus importantes et les plus civilisées de l'intérieur de l'Afrique; elle est habitée par des Maures et des nègres Bambaras. La plus grande partie de la population s'occupe du commerce ; les principaux articles sont : l'or, l'ivoire, le sel, le riz, la cire, les étoffes, qui sont accaparés par les Maures; les noirs trafiquent d'objets moins importants; ils expédient à Tombouctou des fruits, des légumes, des calebasses, des pâles de terre. ”
Source : Gallica

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