Gaston Donnet, En Sahara, à travers le pays des Maures nomades… (1898)
“ Le sol est traître : il s'émiette, il se dérobe, il s'affaisse, il s'écroule. Le vent le fait tour à tour dune et steppe. Et pourtant, de cet insaisissable est sorti le tangible. Le travail des siècles a marqué son oeuvre dans l'incertain. D'abord, ce fut le sable des masses gréseuses, réserve des temps dévoniens... Puis l'océan est arrivé, recouvrant ce sable, pénétrant quartz et gneiss, formant de leurs molécules une gigantesque chaussée — peuplée aux premiers âges de limules et de nautilides, semée aujourd'hui d'algues et de fucus. Cette chaussée s'appelle : le Bancd'Arguin. ”
