Henri Feuilleret

Résumé

Henri Feuilleret Mungo Park : sa vie et ses voyages (1880)

On ne saurait trop admirer ici l'héroïque constance de ce jeune pionnier de la science qui ne craint pas de se livrer seul, sans guide et sans interprète, aux hasards d'un voyage dans des contrées où peut-être aucun Européen n'avait pénétré avant lui. Quelle foi lui fallait-il avoir en son oeuvre pour oser s'aventurer ainsi, au coeur du Soudan, à la recherche du Niger, de ce fleuve mystérieux dont le cours, sinon l'existence, n'avait pas été déterminé d'une manière exacte! Mais tel est le génie de la race anglo-saxonne que les obstacles l'exaltent au lieu de l'ébranler.
Source : Gallica

Henri Feuilleret Mungo Park : sa vie et ses voyages (1880)

« Je voyais devant moi, dit-il, une forêt immense, habitée par des peuples sauvages et pour lesquels un blanc est un objet de curiosité ou une victime; je pensais que je venais de me séparer des derniers Européens que je verrais dans ces contrées, et que peut-être en les quittant j'avais perdu pour jamais la société des chrétiens. »
Mais la jeunesse n'est pas le temps des longs regrets, et ce n'est pas à vingt-quatre ans, qu'on voit l'avenir sous des couleurs sombres.
Mungo Park se trouvait alors sur le territoire du roi de Walli.
Source : Gallica

Henri Feuilleret Mungo Park : sa vie et ses voyages (1880)

Parmi les hommes, Mungo Park, moins habitué que les nègres à la privation d'eau, était celui qui en souffrait le plus. A la vérité, la reine Fatma lui envoyait un peu d'eau une ou deux fois par jour, et Ali lui avait même permis d'avoir une outre à lui; mais chaque fois qu'il envoyait son fidèle Demba au puits pour la remplir, celui-ci avait cruellement eu à souffrir de la brutalité des Maures ; ils lui en défendaient l'approche, et il avait déclaré qu'il aimait mieux mourir de soif que s'exposer à leurs odieux procédés.
Source : Gallica

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