Résumé

Eugène Jung L'Avenir économique de nos colonies… (1908)

Il serait bon et juste qu'en France on s'en rendît compte et qu'on songeât à ceci : que plus une colonie est prospère et plus elle étend au loin ses produits naturels et manufacturés, plus la Métropole s'enrichit et augmente son influence, car ces industries sont l'oeuvre des Français établis dans cette colonie. Il est regrettable de penser que, pour beaucoup d'esprits, cependant fort remarquables, le Français, dès qu'il a quitté Marseille ou Bordeaux, n'est plus considéré comme un véritable compatriote, ne jouit plus des mêmes droits ni des mêmes prérogatives et est souvent traité en outlaw.
Source : Gallica

Eugène Jung L'Avenir économique de nos colonies… (1908)

Depuis lors, nous avons eu la vision nette de la valeur de la Guinée, de la Côte d'Ivoire et du Dahomey.
La population de la Côte d'Ivoire est d'environ deux millions d'habitants ; mais, tandis que ceux de Kong et de l'Odiéné, dans le Soudan, les Dioulas et les Sénoufos, sont calmes, paisibles, travailleurs et nous sont reconnaissants de les avoir débarrassés des bandes de Samory, ceux du Baoulé et de la côte ouest sont encore quelquefois turbulents. Cette partie de la colonie n'étant pas très connue, la pénétration s'y effectue en ce moment.
Source : Gallica

Eugène Jung L'Avenir économique de nos colonies… (1908)

D'ailleurs, dans ce malheureux Congo, tout est à reprendre ; mais, nous le répétons, nous ne faisons pas oeuvre de polémiste, nous n'avons en vue qu'un but économique. Aussi pouvons-nous ajouter, sans nous départir de notre réserve, que la taxe de 100 francs imposée à tout indigène qui sort de la colonie pour se rendre dans une colonie française voisine, est impossible à maintenir. Le Congo n'est pas une prison pour ses habitants et nous ne tendons à rien moins qu'à faire fuir ceux-ci chez nos voisins.
Source : Gallica

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