“ Les girofliers sont des arbres séculaires très-gros ; il y en a en plus grand nombre dans la contrée des infidèles que dans celle des musulmans ; ils ne sont pas regardés comme une propriété particulière, à cause de leur grande quantité. Ce que l’on en importe dans nos pays, ce sont les bois (ou les écorces : sorte de cannelle giroflée) ; ce que les habitants de nos contrées appellent la fleur du girofle, ce sont les parties des fleurs qui tombent, et qui ressemblent à celles de l’oranger. Le fruit du giroflier est la noix muscade, connue chez nous sous le nom de noix du parfum. ”
Girofle
Définition et enjeux
Le girofle, épice tirée des boutons floraux du Syzygium aromaticum, a traversé les âges pour devenir un élément central en cuisine, médecine et parfumerie. Ibn Battuta évoque ses arbres centenaires et son commerce dans les régions musulmanes, tandis que Th. Pavie décrit la récolte soigneuse de ses fleurs précieuses.
Jean le Rond d’Alembert souligne la transformation des fruits en résine aromatique, et Stanislas Martin insiste sur son rôle de condiment et de remède. Ces approches, mêlant ethnographie, botanique et chimie, révèlent un intérêt constant pour ses caractéristiques singulières, illustrées par ses usages divers, des plats aux parfums.
Citations sur le girofle
Th. Pavie, L’Île Bourbon. — Sa situation actuelle
“ Quand le clou de girofle a formé sous la feuille sa tête en étoile, on secoue l’arbre, on fait tomber la précieuse épice sur les toiles tendues à terre, on cueille à la main ce qui résiste encore à l’ébranlement donné aux branches. ”
Stanislas Martin, Physiologie des substances alimentaires… (1853)
“ Le girofle ou clou de girofle a la forme d'un clou, dont la tête est représentée par les pétales couchés ; sa couleur est brune, son odeur est aromatique ; sa saveur est âcre et épicée. Le clou de girofle contient une huile volatile abondante, qui rougit par l'acide azotique ; une résine (cariophylline) qui se dépose cristallisée; une teinture concentrée, une huile fixe aromatique (cugénine) ; une matière extractive, de la gomme, de la fibre végétale. Le girofle est un condiment obligé de tous les mets fades; il convient à tous les estomacs froids et paresseux ”
Oscar Réveil, Flore médicale usuelle et industrielle du XIXe siècle… (1887)
“ COMPOSITION CHIMIQUE. — La substance la plus importante parmi celles que fournissent les clous de girofle est l'huile essentielle, qu'ils renferment dans la proportion de 16 à 17 pour 100, et qu'on désigne dans les pharmacopées sous le nom d'Oleum Caryophylli. Elle est incolore ou jaunâtre; son odeur et sa saveur sont très-prononcées et semblables à celle des clous de girofle. Elle est formée d'un hydrure de carbone et d'une huile oxygénée. ”
Johann Rudolf Wyss,
Le Robinson suisse. 1
(1871)
“ On fait tomber le reste avec de longs roseaux; on reçoit ces espèces de fruits sur des linges que l'on étend sous les arbres. Quelquefois on les laisse tomber sur la terre après avoir rasé avec un grand soin l'herbe qui la couvrait. Dans ces premiers instants, les clous de girofle sont roussâtres ; mais ils noircissent en séchant. D'ailleurs, on les expose, dit-on, pendant quelques jours à la fumée sur des claies, ce qui suffirait pour leur donner la dernière couleur que nous leur connaissons. Personne ne s'entend mieux à tirer parti des clous de girofle que les Hollandais de Ternate ”
Jean-François de La Harpe,
Abrégé de l'Histoire Générale des Voyages…
“ On confit aux Indes le clou de girofle dans le sucre, ou dans le sel et le vinaigre. Quantité de femmes indiennes ont l'habitude de mâcher du clou pour donner plus de douceur à leur haleine; mais les excellentes qualités du girofle sont d'ailleurs assez connues. Nous avons parlé plus haut du sagou.Le muscadier est un bel arbre haut de trente pieds, remarquable par le beau vert de son feuillage et par la disposition de ses branches; quand il végète avec force, il pousse une grande quantité de rameaux grêles qui lui forment une tête bien arrondie et extrêmement touffue. ”
Antoine Cariot, Étude des fleurs : botanique élémentaire… (1854-1855)
“ Quoiqu'il prospère sous ce ciel étranger, le girofle qui nous vient des Moluques est encore plus estimé-; il est connu sous le nom de girofle anglais. Les clous de girofle sont trop répandus pour qu'il soit besoin de les décrire. Il suffit de dire que c'est le calice de la fleur avec son bouton; avant son épanouissement, elle est si aromatique, qu'en rayant seulement le calice avec l'ongle, on en fait sortir une huile essentielle ”
Georges-Hector Bertin, Sophistication des substances alimentaires et moyen de les reconnaître… (1846)
“ Le girofle doit avoir une couleur brune claire ; il doit être gros, bien nourri, obtus, pesant, d'une saveur âcre et brûlante. Le girofle fournit par la distillation une huile volatile, plus pesante que l'eau , et d'une saveur brûlante, incolore d'abord, mais se colorant fortement avec le temps et par le contact de la lumière. ”
Jean le Rond d’Alembert,
L’Encyclopédie, 1re éd.
“ Les fruits du girofle qu’on laisse sur le giroflier, ou qui échappent à l’exactitude de ceux qui en font la récolte, étant restés à l’arbre, continuent de grossir jusqu’à la grosseur du bout du pouce, & se remplissent d’une gomme dure & noire, qui est d’une agréable odeur, & d’un goût fort aromatique. ”
Henri Bernardin de Saint-Pierre, Paul et Virginie (1850)
“ Près de là croissaient des lisières de pervenche, dont les fleurs sont presque semblables à celles de la giroflée rouge, et des piments , dont les gousses, couleur de sang, sont plus éclatantes que le corail. Aux environs, l'herbe de baume , dont les feuilles sont en cœur, et les basilics à odeur de girofle, exhalaient les plus doux parfums. Du haut de l'escarpement de la montagne pendaient des lianes semblables à des draperies flottantes, qui formaient sur les flancs des rochers de grandes courtines de verdure. ”
Charles de Ribelle, Voyages à travers le monde et l'industrie des nations… (1863)
“ Le girofle, dont on se sert dans les condiments.culinaires, est le calice de la fleur du giroflier auquel l'on ne donne pas le temps de se développer et que l'on recueille pour faire sécher au soleil. ”
Nicolas Andry de Boisregard, Traité des aliments de carême
“ Les Chymistes en tirent un fort bon extrait, pour provoquer les urines & les sueurs. Le girofle est le fruit d’un arbre à grandes & longues feüilles, qui croît aux Molucques. Ce fruit est fait comme un petit clou, ce qui l’a fait nommer clou de girofle. Il a une tête terminée par quatre pointes qui forment une espece d’étoile, au milieu de laquelle on remarque un petit point, qui fait le nombril du fruit. Le girofle est brun, fort odorant, & d’un goût aromatique trés-picquant. Il est plus gras & plus huileux que le gingembre & le poivre, & il échauffe davantage. ”
Pierre Viallar, Exposition coloniale nationale de 1907… (1907-1908)
“ Le giroflier est un bel arbre toujours vert, dont les inflorescences portent chacune une vingtaine de fleurs et quelquefois plus. Celles-ci sont récoltées avant leur épanouissement et séchées. On obtient comme nous venons de le dire, les clous de girofle employés en qualité d'épice ou soumis à la distillation en vue de l'extraction de l'essence. ”
Ferdinand Faideau, Histoire naturelle illustrée : les plantes (1922)
“ On les emploie comme condiment et leur goût très fort et très caractérisé est dû à une huile essentielle, l’essence de girofle, qui est employée dans les préparations microscopiques. Par fraude, on mélange souvent aux clous les griffes de girofle, qui sont les pédicelles floraux, et les mères de girofle ou anthofles, qui sont ses fruits, mais ces parties sont beaucoup moins riches en essence que les boutons ou clous. C est vers la septième année que le Giroflier est susceptible de donner une récolte; à dix ans il est en plein rapport et peut produire jusqu à soixante-dix ans. ”
Jurien de La Gravière, Revue des Deux Mondes
“ Quand l’approvisionnement de ses magasins est assuré, il autorise les indigènes à vendre aux négocians hollandais ou malais, seuls admis à commercer avec les Moluques, les épices dont il n’a point lui-même réclamé la livraison; il se contente de prélever sur ces échanges un droit de 6 ou 12 pour 100. Les heureux habitans d’Amboine ne connaissent point d’autre industrie que la culture et la préparation du girofle. Ils naissent et meurent au milieu des parfums. Un giroflier planté le jour de leur naissance grandit avec eux et répand sur leurs dépouilles mortelles l’arôme de ses fleurs. ”
Daubenton, Diderot, L’Encyclopédie, 1re éd.
“ La casse giroflée, cassia caryophillate off. est aussi une écorce comme la canelle, dont l’odeur de girofle devient si vive & si forte, que la langue en est affectée comme d’un caustique léger ; du reste elle ressemble à la canelle : c’est l’arbre appellé caninga qui la donne : il est grand & haut ; son tronc est gros & brun ; ses feuilles, semblables par la forme à celles du canellier, sont plus grandes : il est commun dans l’île de Cuba, & dans les contrées méridionales de la Guyane. On attribue à l’écorce les propriétés du girofle, auquel on la substitue dans les assaisonnemens. ”
Oscar Réveil, Flore médicale usuelle et industrielle du XIXe siècle… (1887)
“ Mylius a encore obtenu des cristaux d'acide caryophyllique, C20 H32 0°. Musprat et Dawson, en faisant dissoudre des clous de girofle dans l'acide nitrique, ont obtenu un produit artificiel, l'acide carmufellique. Les clous de girofle sont encore riches en gomme et en tannin. USAGES. — Le girofle entre dans le laudanum de Sydenham et dans un grand nombre d'alcoolats composés. On en fait grand usage, ainsi que de son essence, en parfumerie et pour la fabrication des liqueurs. ”
Jean le Rond d’Alembert,
L’Encyclopédie, 1re éd.
“ Ceux-ci rapportent, par exemple, que les arbres du voisinage s’inclinent devant le giroflier royal pour lui rendre hommage, quand il est chargé de ses fruits ; & que lorsqu’il entre en fleur, les girofliers communs s’en dépouillent par respect, &c. Comme les choses rares & cachées deviennent toûjours merveilleuses, on peut faire croire aisément de telles merveilles au vulgaire des Indiens ; mais il est honteux que des voyageurs de l’Europe en soient la dupe ; ou ridicule, qu’ils pensent nous en imposer par leur témoignage. De la récolte des clous de girofle ordinaires. ”
Gustave Planchon,
Traité pratique de la détermination des drogues simples d'origine végétale…
(1875)
“ On recueille les fleurs de la plante avant qu'elles soient épanouies ; le clou de Girofle est donc un bouton de fleur desséché. Tel qu'il nous arrive dans le commerce, le Girofle se présente sous forme d'une petite tige obscurément quadrangulaire, de 12 à 15 millim. de long sur 3 à 4 millim. de diamètre, obtuse à la partie inférieure, surmontée à la partie supérieure de 4 lobes, ovoïdes-étroits, de 3 millim. de longueur environ, concaves en dessus et entourant une petite masse globuleuse de • 5 à 6 millim. de diamètre. Toute la substance est d'une couleur cannelle foncée caractéristique. ”
Gustave Planchon,
Traité pratique de la détermination des drogues simples d'origine végétale…
(1875)
“ A ces couches assez denses succède un tissu beaucoup plus lâche, formé d'un nombre considérable de lacunes, bordées par des cellules assez étroites disposées sur un rang, et enfin au centre un faisceau fibro-vasculaire assez développé. La zone la plus intéressante au point de vue des propriétés du girofle est celle qui contient les glandes à huile essentielle. Ces glandes renferment en effet l'essence de girofle, qui donne à la substance son odeur aromatique et en grande partie sa saveur chaude et piquante. ”
Olivier, Voyage autour du monde : contenant la description géographique et pittoresque des divers pays… (1858)
“ Ainsi autour des lieux habités, on voit croître le sagou à la moelle nourrissante, le cocotier, l'arbre à pain, tous les arbustes fruitiers de l'Inde, qui se mêlent dans les forêts au tek, au bois de fer, à l'ébénier, au cayou-pouti, dont les feuilles donnent une huile fameuse, à une foule d'arbres, d'arbustes et de plantes rares. Le girofle ne se récolte guère qu'à Amboine ; la muscade est limitée au groupe de Banda. La récolte moyenne annuelle des clous de girofle est d'environ 150,000 kilogrammes; celle du muscadier, d'environ 250,000 kilogrammes de noix et 75,000 kilogrammes de macis. ”
Hermann Nothnagel,
Nouveaux éléments de matière médicale et de thérapeutique…
(1889)
“ Les effets des girofles ressemblent beaucoup à ceux de la cannelle. On les emploie à peu près exclusivement dans l'art culinaire. — Extérieurement on s'en sert, dans la médecine populaire, contre les maux de dents. DOSES ET FORMES. — Comme celles de la cannelle. 1. Essence de girofle. — Incolore, quand elle est récemment préparée, elle devient plus tard jaunâtre ou rougeâtre; Poids spécifique : 1,05. 1 à 2 gouttes, sous forme d'oléo-sucre. 2. Teinture de girofle. — Employée le plus souvent à l'extérieur, contre les douleurs dentaires, et en addition à des préparations antiodontalgiques. ”
Théophile Marion Dumersan,
Chansons et rondes enfantines, recueillies et accompagnées de contes…
(1859)
“ L'amour m'y compt'ra. J'lui f'rai six révérences, Giroflé, girofla : J'lui f'rai six révérences, L'amour m'y compt'ra. Si le Diable t'y rencontre? Giroflé, girofla : Si le Diable t'y rencontre? L'amour m'y compt'ra. Je lui ferai les cornes, Giroflé, girofla : Je lui ferai les cornes, L'amour m'y compt'ra. LA ballade Giroflé Girofla est une danse figurée qui se joue ainsi : Plusieurs jeunes filles se tiennent par la main, la plus grande se place au milieu et conduit le chœur ”
Oscar Réveil, Flore médicale usuelle et industrielle du XIXe siècle… (1887)
“ Les clous de girofle ont la forme d'un petit clou brunâtre, à tête arrondie ; cette dernière, formée par les sépales étalés en quatre petites pointes et par les pétales non épanouis enveloppant de nombreuses étamines ; le corps du clou est formé par l'ovaire infère et par le pédoncule. Toutes ces parties contiennent une grande quantité de glandes remplies d'huile essentielle. ”
Christophe Colomb, Vasco de Gama… (1880)
“ Ses branches s'étendent beaucoup vers le milieu du tronc ; mais à la cime elles forment une pyramide. Sa feuille ressemble à celle du laurier, et l'écorce en est olivâtre. Les clous de girofle naissent au bout de petites branches en bouquets de dix à vingt. Cet arbre donne plus de fruit d'un côté que de l'autre, selon les saisons. Les clous de girofle sont d'abord blancs; en mûrissant ils deviennent rougeâtres, et ils noircissent en séchant. ”
Antoine Cariot, Étude des fleurs : botanique élémentaire… (1854-1855)
“ On les plante en allée ou en quinconce comme nos Mûriers. Les clous de girofle sont un assaisonnement très-usuel dans la plupart de nos mets un peu fades. Ils donnent à certains aliments la faculté d'être plus facilement digérés par les tempéraments froids et lymphatiques. Ils servent à la conservation des viandes et à leur envoi lointain ; mais leur trop grand usage dans les mets a des inconvénients : il échauffe, constipe et peut même donner des vertiges. La médecine les emploie de la même manière que la muscade et la cannelle, comme tonique actif, stomachique chaud, excitant prononcé. ”
Alfred Delvau,
Dictionnaire de la langue verte
(1866)
“ Se dit de toute fille ou femme agréable, plaisante à voir et à avoir, — dans l'argot des voleurs, parmi lesquels il y a des Bordelais. On dit aussi Girofle. GIRONDINE , adj. Femme plus jeune et plus gentille que celle qui n'est que gironde. ”
César Gardeton, Dictionnaire des alimens , précédé d'une hygiène des tempéramens… (1826)
“ Le girofle convient en hiver aux vieillards , aux phlegmatiques, et à ceux qui abondent en humeurs grossières ; mais les jeunes gens d'un tempérament chaud et bilieux doivent s'en abstenir, ou en user modérément. Le girolle , dit le docteur DELAMARRE , est hépatique, astringent, cordial, stomacal, céphalique; il atténue la pituite grossière ; on le met dans la bouche pour exciter la salive, et apaiser le mal de dents : ce qui conserve mieux les dents que ne fait la salivation excitée par la fumée du tabac et des diverses plantes aromatiques. ”
Auguste Debay, Hygiène alimentaire : histoire simplifiée de la digestion des aliments et des boissons… (1860)
“ Macéré dans le vinaigre, il donne le produit connu sous le nom de vinaigre d'estragon; il entre aussi dans la composition de la moutarde. Ces deux derniers condiments sont très-stimulants et ne sauraient convenir aux estomacs malades. GIROFLE. — On dénomme ainsi la fleur non épanouie du giroflier ; elle est fortement aromatique et très-stimulante. Après le poivre vient le girofle dans les quatre épices. On l'emploie fréquemment dans les pot-au-feu, ragoûts, sauces, etc., pour leur donner bonne odeur et bon goût. Le parfum du girofle plaît généralement. ”
Marie Armande Jeanne Gacon-Dufour,
Manuel du parfumeur , par Mme Gacon-Dufour…
(1825)
“ Quelques cuillerées de ces essences donnent une odeur et une saveur des plus agréables. On sait que l'usage du girofle est très-commun en France. Les Hollandais assurent que les rois et les grands des îles Moluques l'estiment jusqu'à la superstition. Ils peuvent aussi répandre sur des éponges des essences de rose, d'oeillet, de tubéreuse , etc., et lorsqu'elles sont bien sèches, les enfermer dans des boîtes avec les gants ; ils sont en état, par ce moyen, de contenter les goûts de ceux qui désirent en porter, et ne point augmenter leurs dépenses. ”
Pierre-Frédéric Bainier, La géographie appliquée à la marine… (1877-1878)
“ Java, Sumatra et le Bengale en produisent aussi. Les clous de girofle sont les boutons floraux du giroflier, grand arbrisseau toujours vert de la famille des myrtacées, originaire des îles Moluques, et cultivé aujourd'hui dans les Mascareignes, àPemba, à Cayenne, aux Antilles, à Java, à Poulo-Pinang et à Malacca. Le giroflier est un arbre qui atteint souvent la hauteur de 6 mètres, et qui ne produit qu'après six ou sept ans d'âge, mais ce n'est que vers sa dixième année qu'il entre en pleine production. Sa durée est très-longue dans les Moluques, où il atteint communément soixante-quinze ans ”
