Daubenton, Diderot

Résumé

Daubenton, Diderot L’Encyclopédie, 1re éd.

M. de Buffon, auteur des Mémoires dont nous avons tiré tout ce que nous avons dit jusqu’ici, a fait une infinité d’expériences pour connoitre la force du bois : la premiere remarque qu’il a faite, c’est que le bois ne casse jamais sans avertir, à moins que la piece ne soit fort petite. Le bois vert casse plus difficilement que le bois sec ; & en général le bois qui a du ressort résiste beaucoup plus que celui qui n’en a pas : l’aubier, le bois des branches, celui du sommet de la tige d’un arbre, tout le bois jeune, est moins fort que le bois plus âgé.
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Daubenton, Diderot L’Encyclopédie, 1re éd.

M. Lawrence, savant Anglois, qui a donné un traité sur la culture des arbres, se plaint de la négligence des Européens, de ne point rendre plus communs parmi eux des arbres que la nature semble avoir voulu rendre presqu’immortels, d’autant plus qu’il n’y a point d’arbre, selon lui, qui croisse avec plus de facilité que le cedre : en effet, on le trouve sur les plus hautes montagnes du nouveau monde, aussi-bien que dans des endroits bas & marécageux ; on le rencontre dans les provinces les plus froides, aussi-bien que dans celles où la chaleur est la plus forte.
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Daubenton, Diderot L’Encyclopédie, 1re éd.

Nous observerons seulement que l’extrait que nous allons donner des différens mémoires que M. de Buffon a publiés, non seulement pourra éclairer, sur la culture, l’amélioration & la conservation des bois, mais pourra même devenir une grande leçon pour les philosophes de se méfier de l’analogie ; car il paroît que l’ignorance dans laquelle il semble qu’on aime encore à rester, malgré le grand intérêt qu’on a d’en sortir, ne vient dans son origine que d’avoir transporté les regles de l’agriculture des jardins à l’agriculture des forêts.
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