Marie Armande Jeanne Gacon-Dufour,
La Femme grenadier
“ Le destin, qui semble quelquefois se rallentir, et me faire couler des jours moins amères, me fit rencontrer l’honnête Dorimond, dont les soins et l’amitié seront sans cesse présens à ma mémoire. Il me procura le bonheur de me réunir à mon frère, qui possédait seul alors toutes mes affections. Je vous ai connu, Lavalé, et tout mon être changea ; vous me fîtes abjurer les préjugés de mon enfance ; long-tems j’ai combattu avec l’orgueil, vous l’avez emporté sur lui. L’honnête M. Durand m’a tout à fait dessillé les yeux : je me suis dit en abjurant mon erreur ! ”

