Marie Armande Jeanne Gacon-Dufour

Marie Armande Jeanne Gacon-Dufour

Résumé

Portrait de Marie Armande Jeanne Gacon-Dufour Marie Armande Jeanne Gacon-Dufour Réponse à M. A…

Vous aurez beau crier, vous n’empêcherez pas les amis sincères de l’humanité, d’avoir moins d’estime pour Bossuet que pour Fénélon, que pour Fénélon, que les siècles modernes peuvent opposer à tout ce que l’antiquité nous offre de plus beau dans la conduite morale,
Fénélon fut un de ces chrétiens si rares ; dont la piété affectueuse et tendre ne se montra jamais ni farouche, ni pédante, ni austère, et dont la charité s’étendait même jusques sur les incrédules.
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Fénélon fut un philosophe éclairé, qui dans ses instructions à un jeune prince d’Allemagne, destiné à régner, lui recommanda surtout de ne jamais forcer ses sujets à changer de religion. « Nulle puissance humaine, lui disait-il, n’a droit sur la liberté du cœur : la violence ne persuade pas, elle ne fait que des hypocrites : donner de tels prosélytes à la religion, ce n’est pas la protéger, c’est la mettre dans la servitude. »
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Il n’a donc point autant de droit à l’estime générale que Fénélon.
Vous finissez votre libelle atroce contre moi, en disant : « Je conclus de tout cela que, si Mme Gacon-Dufour veut absolument travailler pour nous, elle doit se contenter de nous donner ses petites recettes économiques, qu’elle nous indique de temps en temps, pour faire des confitures et des liqueurs ; car, drogue pour drogue, j’aime encore mieux ses ratafias que ses livres. »
C’est sans doute pour imiter Pascal, qui, par humilité, ne parlait jamais de lui-même qu’au pluriel, que vous employez le pronom nous.
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