Résumé

Institut de France Réponse de M. Auger, directeur de l'Académie française… (1824)

M. de Bausset ne fit qu'une réponse.
Elle était digne de lui. Il écrivit VHistoire de Bossuet.
Nul, avant lui, n'avait d'une main si sûre et si habile, sondé toute la profondeur de ce génie prodigieux, et mesuré toute sa hauteur. Ce n'est plus seulement l'orateur et l'historien sublime qu'il montre à nos regards tant de fois éblouis de leur éclat.
Source : Gallica

Institut de France Réponse de M. Auger, directeur de l'Académie française… (1824)

Plus tard, lorsque le fer d'un exécrable assassin eut tranché les jours de cet excellent prince que la France n'a connu tout entier qu'au moment où elle le perdait, interprète encore une fois de la douleur universelle, vous avez, à l'énormité du forfait, opposé la sublimité du pardon; et, de cette mort sanglante qui ne nous révélait tant de vertus que pour nous en priver, votre voix religieuse a fait sortir des enseignements plus élevés que tous ceux de la politique.
Source : Gallica

Institut de France Réponse de M. Auger, directeur de l'Académie française… (1824)

Cette issue fut la victoire de Bossuet et la défaite de Fénélon. Fénélon, courbant sa tête avec une docilité touchante, sous la main de l'Eglise mère et maîtresse qui ne le frappait qu'en gémissant, trouva plus de gloire dans son humiliation, que Bossuet dans son triomphe.
Pourquoi le tairais-je? Des esprits durs et prévenus ont blâmé M. de Bausset d'avoir partagé sur ce point l'opinion du siècle et de la postérité ; ils lui ont reproché d'avoir augmenté, aux dépens du
vainqueur, l'intérêt qu'il inspire pour le vaincu
Source : Gallica

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