Edmond Desnoyers

Résumé

Edmond Desnoyers Notice sur la tête de Mme Guyon… (1889)

Lorsqu'on veut parler avec sûreté d'une science qui, sans nous être étrangère, ne nous est cependant pas personnelle, il est sage de recourir aux lumières des personnes qui ont cultivé cette science ; on évite ainsi ou le ridicule de l'erreur ou l'insuffisance du travail. J'ai donc fait taire mes premières impressions, et prenant mon crâne, c'est-à-dire celui de Mme Guyon, je le portai sous les yeux de deux habiles praticiens dont l'un, après m'avoir donné sa première pensée, eut la modestie rare de me conseiller de recourir au jugement d'un autre collègue qui lui inspirait grande confiance.
Source : Gallica

Edmond Desnoyers Notice sur la tête de Mme Guyon… (1889)

M. Poirée aimait les choses curieuses, et il demanda à M. Desparins, avec lequel il s'était lié, la tête de Mme Guyon. M. Desparins, se voyant approcher de la fin de sa vie, ne crut pas pouvoir faire un meilleur choix pour la conservation de son précieux objet que de le remettre aux mains d'un ami partageant ses pensées. Il ne se trompait pas, car à M. Poirée, qui conserva soigneusement la célèbre tête, succéda un autre gardien qui devait, à tout jamais, assurer sa conservation, et ce gardien, Messieurs, c'est l'écrivain de ces lignes.
Source : Gallica

Edmond Desnoyers Notice sur la tête de Mme Guyon… (1889)

Encore une fois, Messieurs, notre froideur, ce que nous appelons si fièrement mais si follement notre positivisme, ne comprennent pas ces choses ; mais quand elles sont comprises et traitées par les maîtres de la science, par des hommes devant lesquels il faut cependant s'incliner, il est raisonnable d'admettre que ces doctrines ne sont pas un égarement d'études, une faiblesse de jugement, et que Bossuet et Fénelon pouvaient s'y intéresser, les étudier avec amour, les traiter avec soin et s'en faire un champ de longues et ardentes discussions.
Source : Gallica

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