Edmond Desnoyers Catalogue du musée historique de la ville d'Orléans (1882)

Aujourd'hui, le Musée historique justifie pleinement son nom : le Directeur a pensé qu'un Musée, quel qu'il soit, doit être un lieu d'études sérieuses, un livre d'histoire universelle toujours ouvert à tous, et que s'il peut offrir un agrément pour les yeux, un plaisir pour les visiteurs, il doit surtout offrira la science des éléments irrécusables, des sources de lumière et de vérité, le moyen certain de suivre l'homme dans son travail, ses usages, son gouvernement et ses croyances, en un mot tout ce qui marque son passage depuis sa première apparition sur la terre jusqu'à notre époque.
Source : Gallica

Edmond Desnoyers Notice biographique sur M. l'abbé Bouloy… (1877)

Telle a été, Messieurs, la vie de notre regretté collègue, M. Pierre-François Bouloy, parti de l'exil le 25 mars de cette année.
Né à Montargis, le 11 février 1821, d'un père qui avait conquis, durant les guerres de l'Empire, le grade de capitaine d'artillerie, il reçut de la Providence un caractère qui retraçait cette double origine. Montargis, vous le savez, Messieurs, ne possède pas le calme et la mesure de nos habitudes orléanaises : animé, ardent, impétueux au besoin, quand nous marchons il s'élance, quand nous courons il bondit.
Source : Gallica

Edmond Desnoyers Notice sur la tête de Mme Guyon… (1889)

M. Poirée aimait les choses curieuses, et il demanda à M. Desparins, avec lequel il s'était lié, la tête de Mme Guyon. M. Desparins, se voyant approcher de la fin de sa vie, ne crut pas pouvoir faire un meilleur choix pour la conservation de son précieux objet que de le remettre aux mains d'un ami partageant ses pensées. Il ne se trompait pas, car à M. Poirée, qui conserva soigneusement la célèbre tête, succéda un autre gardien qui devait, à tout jamais, assurer sa conservation, et ce gardien, Messieurs, c'est l'écrivain de ces lignes.
Source : Gallica

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