Résumé

Edmond Desnoyers Notice biographique sur M. l'abbé Bouloy… (1877)

Je ne sais, Messieurs, quel doux et irrésistible entraînement emporte l'âme vers celle que Dieu a revêtue de cette ravissante qualité de droiture. Faut-il donc dire que la science multipliée de la vie nous apprend la rareté de cette vertu, et que, témoins ou victimes de douloureuses expériences, quand nous rencontrons cette fugitive, cette exilée, elle nous captive, nous séduit et s'impose triomphalement à nous?.
Source : Gallica

Edmond Desnoyers Notice biographique sur M. l'abbé Bouloy… (1877)

Notre regret, Messieurs, sera de savoir que le portrait de M. Bouloy n'existe pas, car nous eussions aimé à le reproduire, suivant notre fraternelle habitude, et à l'associer, sur ces murailles, aux regrettés collègues qui revivent ainsi pour nous ; mais nous conserverons toujours, dans nos plus chers souvenirs, celui du prêtre fidèle et aimable, du collègue dévoué, de l'ami de la science, dont la vie, de cinquante-cinq ans, fut pleine de l'amour du devoir, et dont les derniers moments, purifiés par de longues souffrances, ont laissé parmi ses amis un parfum de riches vertus.
Source : Gallica

Edmond Desnoyers Notice biographique sur M. l'abbé Bouloy… (1877)

Telle a été, Messieurs, la vie de notre regretté collègue, M. Pierre-François Bouloy, parti de l'exil le 25 mars de cette année.
Né à Montargis, le 11 février 1821, d'un père qui avait conquis, durant les guerres de l'Empire, le grade de capitaine d'artillerie, il reçut de la Providence un caractère qui retraçait cette double origine. Montargis, vous le savez, Messieurs, ne possède pas le calme et la mesure de nos habitudes orléanaises : animé, ardent, impétueux au besoin, quand nous marchons il s'élance, quand nous courons il bondit.
Source : Gallica

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