Résumé

Jean Jaffré Oraison funèbre de monsieur le comte Jean-René Harscouet de Saint-George… (1867)

Il lui semblait qu'il manquait quelque chose à la famille quant tout y était commun, sauf la prière; que, fondée par Jésus-Christ, la communauté devait parler son langage, et que l'union de ses membres, leur concorde, n'étaient jamais plus assurées qu'alors qu'ils s'agenouillaient, ensemble, devant le même Dieu.
Sa foi était antique ; il connaissait les mystères et les sources où sont cachés les trésors de la vie. Il n'était pas cruel envers son âme. Dans une vie irréprochable, aux yeux des hommes, il savait qu'il y a toujours des taches, aux yeux de Dieu.
Source : Gallica

Jean Jaffré Oraison funèbre de monsieur le comte Jean-René Harscouet de Saint-George… (1867)

Convive fidèle, il aimait à s'asseoir parmi les petits et les humbles au banquet de son Dieu. Sa place n'était jamais vide à cette table mystique dressée parmi nous, à ce festin des élus où les joies éternelles s'essaient, déjà, sur la terre.
Le comte de Saint-George vieillissait lentement. Le chrétien soutenait l'homme, la jeunesse de l'âme semblait alléger, pour lui, le poids de ses longues années. Quand il fallut finir, toute
la sainteté de sa vie se rencontra dans sa mort.
Source : Gallica

Jean Jaffré Oraison funèbre de monsieur le comte Jean-René Harscouet de Saint-George… (1867)

Nous voici, Messieurs, en présence du père de famille tel qu'il existait dans le principe, tel que le christianisme l'a refait; dont Jésus-Christ a élargi le cœur en le bénissant, qui, fidèle à cette onction meilleure, s'oublie, dans ses graves pensées, pour ne songer qu'à sa postérité, et médite de lui donner une durée qui égale son amour. Son premier instinct, un instinct aussi vieux que le monde, c'est de la porter loin des villes, au fond d'une campagne, et de l'y établir en lui créant un domaine qui soit digne d'elle.
Source : Gallica

Chaque jour avec Kwize, l'actualité mise en perspective par la littérature