Résumé

Paul Bory Les Industries bizarres, par Paul Bory (1900)

La nouvelle ville, gaie, propre, s'étendant le long de boulevards ou en cités ouvrières sur la pente des coteaux, est l'oeuvre de ces petites rondelles à six douzaines pour un sou.
L'usine d'où cela sort est une des plus étonnantes créations de l'industrie moderne; elle inonde de ses produits le monde entier.
Pour ce petit bouton de porcelaine ont été construits ces immenses halls, ces fours, ces cheminées alignées près de la gare et qui donnent l'idée d'une usine à fer. Pour lui quinze cents ouvriers travaillent dans l'immense ruche
Source : Gallica

Paul Bory Les Industries bizarres, par Paul Bory (1900)

Bien que leurs jambes affligées de boulets énormes les portent
à peine, que leurs paupières devenues lourdes ne montrent plus que de tristes yeux en triangle, en dépit de leur queue et de leur crinière déplumées dont les crins ont disparu, chipés un à un par les garçons d'écurie, les malheureuses bêtes, malgré l'apparence, ne sont pas encore mûres pour l'équarrisseur. De nouveaux harnais pèleront leurs poils rêches. Sous la mèche du fouet, sous la trique, leurs muscles s'atrophieront jusqu'au jour où les os, crevant la peau, démontreront qu'il est temps enfin de les conduire à l'abattoir.
Source : Gallica

Paul Bory Les Industries bizarres, par Paul Bory (1900)

Bientôt deux points lumineux, pareils à une paire de vers luisants énormes, brillent à la surface de l'eau et s'avancent dans l'obscurité. Ce sont les yeux du monstre. Le cyclope chasseur tourne d'un autre côté les rayons de son phare portatif, et, dans un silence profond, le rameur exécute un mouvement tournant. En effet, il ne faut pas songer à viser le reptile entre les deux yeux; l'épaisseur de son crâne le rend invulnérable aux balles. Pour lui donner la mort, il faut l'attaquer de profil et l'atteindre un peu en arrière de l'oeil. C'est le seul point faible de son impénétrable cuirasse.
Source : Gallica

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