Résumé

Louis Paulian La hotte du chiffonnier (3e édition… (1896)

Quand donc, à l'avenir, vous rencontrerez, le soir, dans les rues de Paris, l'homme à la hotte et au crochet, vous vous souviendrez que cette hotte, quelque dégoûtante qu'elle paraisse, n'en est pas moins une véritable mine d'or qui produit des millions qui, sans les chiffonniers, seraient perdus pour tout le monde ; vous vous souviendrez aussi que la lanterne du piqueur, apparaissant tout à coup dans une rue déserte, a plus d'une fois suffi pour empêcher un délit ou un crime
Source : Gallica

Louis Paulian La hotte du chiffonnier (3e édition… (1896)

Les égouts de Paris, ce travail gigantesque qui a coûté plus de dix siècles de travail, qui a consommé des centaines de millions, et tué bien des hommes, se composent de plus de huit cents kilomètres de galeries, dont les eaux vont se déverser dans un grand collecteur qui débouche dans la Seine, près du pont d'Asniêres. Toutes les immondices de la capitale, toutes les eaux sales, toutes les loques, toutes les fanges, toutes les pourritures passent du ruisseaux dans les égouts et des égouts dans le grand collecteur où elles forment un véritable petit fleuve qui se jette dans la Seine.
Source : Gallica

Louis Paulian La hotte du chiffonnier (3e édition… (1896)

Ainsi donc, mesdames, le peigne avec lequel vous démêlez vos cheveux, la brosse qui vous sert à les relever gracieusement sur votre front, le cadre du petit miroir dans lequel vous regardez si vous êtes coiffée à votre gré, le manche de votre houppe à poudre de riz, votre brosse à dents, votre poudre dentifrice, votre pommade, votre savon, les boutons de votre peignoir, les bougies qui éclairent votre cabinet de toilette. tout cela sort de la hotte de mon chiffonnier.
Source : Gallica

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