Louis Grégoire, Géographie générale, physique, politique et économique (1876)
“ Pareil à une vapeur, le sable s'élève au milieu du tourbillon raréfié et peut-être chargé d'électricité, tel qu'une nuée en forme d'entonnoir, qui, avec sa pointe, glisse sur la terre, et semblable à la trombe bruyante redoutée du navigateur expérimenté. Le ciel, qui paraît abaissé, ne jette qu'un demi-jour trouble et livide sur la plaine désolée. L'horizon se rapproche tout à coup : il resserre le désert et le cœur de l'homme. Suspendu dans l'atmosphère, qu'il voile d'un nuage épais, le sable embrasé et poudreux augmente la chaleur étouffante de l'air. ”
