Résumé

Louis Grégoire Géographie générale, physique, politique et économique (1876)

Pareil à une vapeur, le sable s'élève au milieu du tourbillon raréfié et peut-être chargé d'électricité, tel qu'une nuée en forme d'entonnoir, qui, avec sa pointe, glisse sur la terre, et semblable à la trombe bruyante redoutée du navigateur expérimenté. Le ciel, qui paraît abaissé, ne jette qu'un demi-jour trouble et livide sur la plaine désolée. L'horizon se rapproche tout à coup : il resserre le désert et le cœur de l'homme. Suspendu dans l'atmosphère, qu'il voile d'un nuage épais, le sable embrasé et poudreux augmente la chaleur étouffante de l'air.
Source : Gallica

Louis Grégoire Géographie générale, physique, politique et économique (1876)

Les nuits et les jours ayant une durée presque toujours égale, la température varie peu, et il n'y a pour ainsi dire qu'une saison, l'été. Les arbres n'y perdent jamais leur verdure; la végétation, quand il y a de l'humidité, est luxuriante; les fleurs, aux couleurs éclatantes, y poussent à profusion.
C'est la patrie des oiseaux au brillant plumage; mais c'est là aussi que vivent les grands animaux sauvages, l'éléphant, le rhinocéros, l'hippopotame, le tigre, les monstrueux reptiles, les insectes redoutables. L'homme, dominé par un climat énervant, y est généralement misérable.
Source : Gallica

Louis Grégoire Géographie générale, physique, politique et économique (1876)

Le bassin Neustrien (Ile-de-France, Champagne, Normandie, Orléanais, etc.) est creux, fertile, riche; c'est le pôle attractif; le Plateau central est en relief, pauvre, sauvage ; c'est le pôle répulsif. Tout converge, tout descend vers Paris, rivières, lumières, populations; c'est la capitale prédestinée de la France; tout s'éloigne du Cantal, les eaux comme les hommes; l'émigration continue descend vers Paris, Lyon, Bordeaux, Toulouse, et vient sans cesse renouveler le sang appauvri des habitants de la plaine.
Source : Gallica

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