Antoinette-Joséphine-Françoise-Anne Drohojowska, L’Égypte et le canal de Suez
“ On ne peut se faire une idée de l’effet produit par une vingtaine de mille hommes sur un pareil chantier. De jour, la large tranchée vigoureusement éclairée par le soleil, qui rend éblouissant l’éclat du sable, paraît comme une fourmilière humaine. Incessamment de longues files d’hommes montent les berges escarpées le long des madriers, sur lesquels on a disposé des lattes en travers pour figurer des marches, et vont jeter au-delà de la crête à 25 mètres de hauteur, le contenu de leur couffins, d’autres redescendent avec leurs paniers vides. ”
