Le P. Nicolas José de La Cruz

Élements biographiques

Le P. Nicolas José de La Cruz Vies de Saint Isidore le Laboureur… (1862)

Si l'on voyait une femme aller à confesse pour obtenir une somme d'argent, si l'on voyait un homme demander l'extrême - onction pour devenir noble et riche, il n'est pas une voix qui ne s'élevât contre ces abominations. Eh bien!
le mariage n'est pas un sacrement moins saint que ceux-là, et il ne suffit même pas que les sentiments d'avarice et d'orgueil soient bannis du cœur de ceux qui le reçoivent; il faut
encore qu'ils songent sérieusement à la fin du mariage : cette fin, c'est de donner plus de serviteurs à Dieu, plus de chrétiens à l'Eglise, plus de citoyens au ciel!
Source : Gallica

Le P. Nicolas José de La Cruz Vies de Saint Isidore le Laboureur… (1862)

Isidore et Marie travaillaient tous les deux; tous les deux ils s'appliquaient à faire le plus d'économie possible en pensant à l'avenir.
Mais ils n'étaient pas avares; ils se souvenaient des malheureux. C'était même un de leurs plus grands bonheurs d'aller ensemble secourir les pauvres, consoler les affligés, visiter les infirmes et les malades. Quand ils avaient soulagé quelque douleur, ou séché quelques larmes, nos deux époux étaient si pleins de joie qu'ils semblaient goûter par avance les saintes félicités du Paradis.
Mais en cette triste vie le bonheur n'est pas de longue durée.
Source : Gallica

Le P. Nicolas José de La Cruz Vies de Saint Isidore le Laboureur… (1862)

Il allait travailler en journée, tantôt d'un côté, tantôt d'un autre pour gagner son souper. A Madrid, il creusait des puits et des caves; mais à quelque profondeur qu'il fût sous la terre, il élevait son âme au plus haut des cieux vers le Seigneur. La sueur qui coulait de son front, la boue qui le couvrait, rien ne pouvait lui faire perdre son courage et sa résignation. Il pensait que la volonté de Dieu était qu'il fût soumis à ces rudes travaux, et il ne cessait de le bénir. Aussi le Seigneur, qui lisait dans son âme, permettait-il que notre saint trouvât toujours une eau pure et abondante
Source : Gallica

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