Résumé

Alexis Métois De l'Algérie au Congo par le Tchad… (1901)

La nécesssité d'envoyer les animaux au pâturage au loin se faisait d'autant plus sentir que leur nombre avait augmenté.
Le camp devenait chaque soir une véritable ménagerie, où les cris de chameaux répondaient aux hennissements des chevaux, aux bêlements des chèvres, aux braiements des ânes. Tous ces animaux, non encore habitués les uns aux autres, se poursuis suivaient, se mordaient, ruaient, faisaient, en un mot, une véritable tour de Babel animale au milieu de laquelle nous passions des nuits fort désagréablement agitées.
Source : Gallica

Alexis Métois De l'Algérie au Congo par le Tchad… (1901)

La route suivie fut d'abord le lit même de l'oued Tadent, mais on se trouva bientôt dans la vaste plaine désolée, sur une route parfaitement marquée où se voyaient les traces du passage récent des caravanes. Des traces anciennes aussi, car, dans cette région aride, nombreux sont les animaux — et quelquefois même les hommes — que trahissent leurs forces et qui s'arrêtent, épuisés, pour ne plus se relever. A chaque instant, un squelette blanchi à demi enfoui sous le sable s'offrait aux yeux comme une borne macabre qui indiquait, en même temps que la route à suivre, le danger qu'elle offrait.
Source : Gallica

Alexis Métois De l'Algérie au Congo par le Tchad… (1901)

Vers 7 heures du matin, en effet, la reconnaissance, qui a repris la marche vers le Sud, rencontre les premiers ennemis. Ce sont des cavaliers, que l'avant-garde aperçoit abreuvant leurs chevaux sur les bords mêmes du Logone. Le lieutenant Oudjari est envoyé vers la droite pour leur couper la retraite. Mais il se heurte soudain à des forces considérables embusquées dans la brousse, fort épaisse dans toute cette région. En un instant la fusillade devient générale ; notre petite troupe est entourée de toutes parts d'ennemis presque invisibles qui la fusillent à bout portant.
Source : Gallica

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