“ D’ailleurs, la Florade ne me fournissait-il pas un prétexte pour la revoir moi-même le lendemain ? Nous convînmes de nous rendre en canot à la bastide Pasquali sans passer par la Seyne. ↑ Par corruption, les géographes ont écrit quelquefois Tamarin, croyant traduire littéralement, et confondant le tamarinier (tamarindus) avec le tamarise, qui appartient à une tout autre famille. Les géographes ne devraient jamais corriger les noms traditionnels. ”
Tamarinier
Définition et enjeux
Le tamarinier (Tamarindus indica) est une espèce d’arbre à fleurs appartenant à la famille des Fabaceae, originaire des régions tropicales sèches d’Afrique de l’Est. Unique dans son genre, il a été largement introduit en Asie et en Amérique latine, où il s’impose comme une plante versatile, tant pour ses usages culinaires (pulpe acide et sucrée) que médicaux (laxatif, antiseptique).
Des auteurs comme Jean le Rond d’Alembert ou Conrad Malte-Brun ont mis en lumière son rôle dans les écosystèmes et les ambiguïtés taxonomiques avec le tamaris, tandis que George Sand en évoque la symbolique botanique. Enfin, son importance culturelle, notamment chez les Sakalava de Madagascar, où il est vénéré comme « Roi des arbres », illustre son enjeu écologique et anthropologique.
Citations sur “tamarinier”
Jean-Ferdinand Dupeuty-Trahon, Le moniteur indien : renfermant la description de l'Hindoustan et des différents peuples qui habitent ce pays… (1838)
“ Voyez aussi le Mémoire sur des particularités de la reli. gion musulmane dans l'Inde, par M. Garcin de Tassy, inséré dans le Journal asiatique d'août et septembre 1831, et pages 56 et 37 de l'édition tirée à part, 1831, in-8°. ÎMAMYAH (A.) . Imamistes, nom qu'on donne souvent aux chyïtes ou Mahométans de la secte d'A'ly. Voyez Chya'h. ÎMLY (H.) . Arbre que nous nommons tamarinier (tamarindus indica) . Le tamarinier est un fort bel arbre qui s'élève quelquefois à une hauteur prodigieuse ; il produit le fruit nommé tamarin, qui est un citron d'une excellente espèce ”
Conrad Malte-Brun,
Géographie universelle ou Description de toutes les parties du monde…
(1853-1854)
“ Les campagnes étalent partout l'éclat d'une belle végétation. A Hinzouan, chaque gorge de montagne est un jardin arrosé d'un ruisseau limpide. Le sommet des mornes est couvert de bois, le pied est ombragé par des bosquets de cocotiers, des touffes de bananiers, des groupes de manguiers, d'orangers et de citronniers, qu'entrecoupent des champs de patates et d'ignames. Le pignon d'Inde, le goyavier, le tamarinier, et d'autres arbres moins connus, ornent les flancs des collines ; l'indigo sauvage et la canne à sucre y abondent. ”
