Résumé

Portrait de Galoppe d'Onquaire Galoppe d'Onquaire Hommes et bêtes, physiologies anthropozoologiques mais amusantes (1862)

L'homme a moins d'esprit que la bête. Dès que son poil affecte la nuance douteuse du pelage de l'âne, il s'ingénie à trouver le moyen de déguiser sa dégénérescence; être un grison, c'est passer des verdoyantes montées de la jeunesse, aux arides descentes de la vieillesse ; c'est la neige succédant aux roses, l'hiver au printemps, et c'est toute une existence à modifier et à réformer. Quand l'argent se mêle à l'ébène de la chevelure, et que la tête devient poivre et sel, tout semble vouloir s'harmoniser avec votre caducité.
Source : Gallica

Portrait de Galoppe d'Onquaire Galoppe d'Onquaire Hommes et bêtes, physiologies anthropozoologiques mais amusantes (1862)

C'est une erreur ou une injustice: une jeune fille, avec ses dix-sept printemps, est toujours sûre de plaire, précisément parce qu'elle a la beauté du diable, et ceux qu'elle aura endiablés feront le diable, si elle donne leur amour au diable. Tout le monde a plus ou moins le diable au corps : sous le frac comme sous la robe, sous le baudrier comme sous la guimpe, on trouve des traces de sa griffe; l'âge même n'y fait rien, et la sagesse des nations nous apprend que lorsque le diable devient vieux, il se fait ermite.
Source : Gallica

Portrait de Galoppe d'Onquaire Galoppe d'Onquaire Hommes et bêtes, physiologies anthropozoologiques mais amusantes (1862)

Rien n'annonce la décadence murale d'une nation, comme eu mépris de la vieillesse.
— La femme qui s'afflige de la naissance d'une ride, est celle qui, frivole et futile dans son passé, n'a jamais savouré, en expectative, l'avant-goût des vrais bonheurs que lui réserve l'avenir. Comme l'enfance, comme la jeunesse et l'âge mûr, la vieillesse a ses joies et ses félicités; l'hiver n'est-il pas le signal de plaisirs que souvent le printemps lui envie?.
Source : Gallica

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