Gaspard de Cherville

Gaspard de Cherville

Résumé

Portrait de Gaspard de Cherville Gaspard de Cherville Le monde des champs... (1898)

La meilleure tactique nous semble encore de tenter de s'approcher de la troupe quand elle est à terre, en se donnant le vent, en se couvrant de tous les obstacles qui vous masquent, et de cheminer au besoin sur le ventre comme les sauvages.
Individuellement et malgré la pauvre figure qu'il fait à la broche, le vanneau est intéressant. C'est un oiseau gai et nous n'en avons que trop qui ne le sont guère, depuis les corbeaux dont nous parlions tout à l'heure jusqu'aux oiseaux de nuit dont le chant d'amour ressemble au gémissement d'une âme en peine.
Source : Gallica

Portrait de Gaspard de Cherville Gaspard de Cherville Le monde des champs... (1898)

Laissons de côté le chien, ce « candidat à l'humanité » ; moins démonstratifs, d'autres animaux ne sont pas plus que lui réfractaires à la reconnaissance; il suffit de se montrer envers eux bon et humain pour qu'ils vous aiment, et vous n'êtes jamais bien sûr d'en obtenir autant de la part de vos semblables.
Le mutisme des hôtes de l'écurie, de l'étable, de la basse-cour, n'est qu'apparent; leurs hennissements, leurs beuglements, leurs gloussements ne sont pas de vains bruits, non seulement pour les êtres de leurs espèces, mais pour les hommes que l'habitude a familiarisés avec eux.
Source : Gallica

Portrait de Gaspard de Cherville Gaspard de Cherville Le monde des champs... (1898)

Pour ceux qui, étant de cet avis qu'il n'est pas de créature qui soit en réalité plus laide qu'une autre, ne sont pas accessibles à la répugnance que le mammifère-oiseau inspire aux nerfs féminins, le spectacle des continuelles allées et venues, auxquelles la quête incessante de la chauve-souris la condamne, n'est jamais sans charme. Elle figure un des mystérieux esprits de la nuit dans laquelle va s'engourdir la nature. Si en même temps on réfléchit à l'utilité de cette bestiole, on devient singulièrement indulgent pour sa conformation peu séduisante, en dépit de ses ailes.
Source : Gallica

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