Charles-Jules Giraud

Résumé

Charles-Jules Giraud Études ornithologiques (1862)

Quand on cherche la vérité avec l'imagination, on est bien près d'arriver à l'erreur.
, N'est-ce pas en cédant au désir de tout expliquer que beaucoup de gens, qui n'y regardent pas de près, ont été jusqu'à croire que le coucou avait le pouvoir de se transformer en oiseau de proie. Frappés des rapports de ressemblance qu'offrent son plumage et son vol avec la couleur et le vol des oiseaux de cet ordre, ils ont préféré le merveilleux à l'étude, aux soins, et, il faut le dire, à la fatigue qu'exige toujours l'observation faite dans l'unique but d'obtenir la vérité.
Source : Gallica

Charles-Jules Giraud Études ornithologiques (1857)

Solvitur acris hiems gratà vice veris et favoni,
tout renaît, les prés, les champs et les arbres sont verts. Il faut aller entendre, voir et admirer.
Le disque du soleil n'a pas encore franchi les bords de l'horizon, que déjà les exécutants sont à leurs postes, pour célébrer l'hymne du jour.
J'écoute, c'est mon petit ermite, le bérichon, qui commence; l'alouette du haut des airs, le merle et la grive répondent du fond des bois; bientôt des accents divers s'élèvent de toutes parts, dominés par la voix éclatante du rossignol, arrivé depuis peu avec son compagnon le coucou.
Source : Gallica

Charles-Jules Giraud Études ornithologiques (1857)

En effet, tout est saillant et nous frappe dans le physique de l'aigle, l'énergie de son regard, la fierté de ses attitudes, la courbure de son bec, ses doigts nerveux armés d'ongles acérés, les mouvements brusques et soudains de sa tète, la rudesse de ses plumes et surtout les infatigables ressorts de ses longues ailes; lui-même semble avoir conscience de sa vigoureuse organisation.
Sa vue est si pénétrante, dit Buffon, qu'il voit d'en
haut et de vingt fois plus loin une alouette sur une motte de terre, qu'un homme ou un chien peuvent l'apercevoir.
Source : Gallica

Chaque jour avec Kwize, l'actualité mise en perspective par la littérature