Daniël de Superville

Élements biographiques

Daniël de Superville Mémoires d'un protestant condamné aux galères de France pour cause de religion (1881)

Dès la pointe du jour les comites, qui couchent toujours dans la galère, de même que les argousins et pertuisaniers, pour la garde de la chiourme, font entendre leurs sifflets pour réveiller et faire lever la chiourme. Cela ne manque jamais à la même heure; car la commandante des galères tire le soir après soleil couché, et le matin au point du jour, un coup de canon, qui est l'ordre pour le coucher et le lever des chiourmes, et si le matin quelqu'un est assez paresseux pour n'être pas d'abord sur pied au coup de sifflet du comite, les coups de corde ne lui manquent pas.
Source : Gallica

Daniël de Superville Mémoires d'un protestant condamné aux galères de France pour cause de religion (1881)

La fuite de l'ennemi augmente ordinairement le courage; celle de la frégate augmenta celui de notre équipage, qui se mit à crier aux gens qui la montaient, qu'ils étaient des lâches d'éviter le combat, mais qu'il n'était plus temps, et que, s'ils n'amenaient pas leur pavillon pour se rendre, on les allait couler à fond. L'Anglais ne répondait rien, mais se préparait à nous donner, comme on va le voir, une sanglante tragédie.
La frégate, qui feignait de prendre la fuite, nous tournait le derrière, et nous la donnait belle pour
Combat naval entre une galère et une frégate anglaise.
Source : Gallica

Daniël de Superville Mémoires d'un protestant condamné aux galères de France pour cause de religion (1881)

J'ai connu un vieux turc, esclave sur notre galère, qui s'était trouvé à ce combat. Il disait, que les galères d'Espagne s'accrochèrent aux galères de France à l'abordage, et que ces dernières auraient eu du dessous, n'eût été qu'on s'avisa de donner dans chaque banc aux galériens, une corbeille pleine de cailloux pour repousser les Espagnols, promettant auxdits galériens leur liberté, si les Espagnols étaient repoussés ; à quoi ils réussirent ; car par cette grêle de cailloux les Espagnols furent dans l'obligation de lâcher prise ; mais pas une galère de part et d'autre n'y périt.
Source : Gallica

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