Chiourme

Définition et enjeux

Portrait de Charles-Ernest Lullier Charles-Ernest Lullier,  Mes cachots (1881)

“ Le berger devient doux et timide avec ses moutons, le bouvier rude et taciturne comme ses bœufs, le porcher sale et grossier comme ses porcs, le piqueur hardi et tapageur comme ses chiens, le chiourme bas, vicieux, hypocrite, comme ses forçats. Regardez-le plutôt quand il s'adresse à un supérieur ; quelle bassesse dans les paroles et dans le maintien ! Comme le forçat craint le bâton, le chiourme craint celui qui peut lui enlever son morceau de pain; comme il ne sait rien faire et ne veut rien faire, il lui faut à tout prix le conserver. ”
Source : Gallica

Souvenirs d'un déporté. Etapes d'un forçat politique… (1880)

“ Grâce aux séductions de deux harengs-saurs et de deux paquets de tabac de cantine, le contremaître déclara que je lui étais indispensable, et je fus admis par la chiourme. Ce jour fut un jour de joie. Tout est relatif dans la vie. On m'aurait bien étonné si l'on m'avait dit autrefois que je serais trop heureux plus tard de tresser des chapeaux de paille.
Dans cet atelier, l'on pouvait causer. Il n'y avait pas de garde-chiourme.
”
Source : Gallica

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