Résumé

Narcisse Faucheur Mon histoire : à mes chers enfants et petits-enfants (1886)

Au moment même où Napoléon remportait la victoire d'Austerlitz, il acquit la certitude que s'il avait été vaincu, ou même si le succès n'eût pas été aussi éclatant, la Prusse allait lui déclarer la guerre, car elle attendait, pour se démasquer, que notre armée se fût profondément enfoncée en Allemagne et que les Russes fussent sérieusement entrés en ligne. Dès lors Napoléon voulut punir d'une manière exemplaire la puissance qui, sans aucun motif légitime de nous faire la guerre, nous faisait des promesses d'amitié, au moment même où elle allait traîtreusement tourner ses armes contre nous.
Source : Gallica

Narcisse Faucheur Mon histoire : à mes chers enfants et petits-enfants (1886)

A peine avions-nous débouché dans cette plaine que nous fûmes assaillis par une grêle de boulets. Nous distinguions parfaitement près d'un village un corps de troupes rangé en bataille. Comme notre mission devait se borner à une simple reconnaissance, nous suivîmes la lisière du bois à notre gauche pour nous approcher le plus près possible du corps ennemi et reconnaître sa force. Nous cheminâmes ainsi dans le bois en une longue file pour mieux dissimuler notre petit nombre, et nous arrivâmes assez près de l'ennemi pour reconnaître qu'il nous était bien supérieur en nombre.
Source : Gallica

Narcisse Faucheur Mon histoire : à mes chers enfants et petits-enfants (1886)

Depuis que j'étais militaire j'avais vu bien des morts, j'avais couché sur des champs de bataille couverts de cadavres , de blessés, de mourants ; mais jamais je n'avais eu le cœur aussi serré que dans cette triste inspection.
La mort n'épargnait personne : médecins , infirmiers, employés des hôpitaux, toutes les classes payaient leur ribut à l'affreuse contagion, sans la fumée de la gloire ,
le bruit du canon , l'odeur de la poudre ou l'enivrement de la victoire.
Source : Gallica

Chaque jour avec Kwize, l'actualité mise en perspective par la littérature