Mousse (navale)

Définition et enjeux

Jean-Baptiste Fonssagrives,  Traité d'hygiène navale, ou De l'influence des conditions physiques et morales dans lesquelles… (1877)

“ On a sans doute exagéré les misères du mousse à bord d'un navire marchand, mais nous avons pu nous assurer par nous-même qu'elles étaient bien réelles et bien profondes ; le corps et l'âme souffrent également chez ces pauvres créatures. Nous avons souvent formé le vœu devoir remplacer le mousse des bâtiments marchands par un matelot ou par un novice. Ce serait, alléguera-t-on, une perte pour le recrutement de nos flottes; mais nous ne croyons pas, d'après ce que nous avons vu, que beaucoup de mousses du commerce aient une vocation qui résiste à une première campagne. ”
Source : Gallica

Portrait de Edouard Corbière Edouard Corbière,  Les Aspirans de marine, volume 1

“ Les mousses sont, en quelque sorte, les femmes de ménage de la vie maritime. C’est un mousse qui va chercher à la cambuse ou à la cuisine la ration du plat auquel il est attaché. C’est lui qui nettoie les cuillers, le bidon et la gamelle des sept à huit matelots qu’il doit servir. C’est un mousse qui remplit auprès de chaque officier les fonctions de domestique ; et, quelque rebutant que soit quelquefois le service qu’on exige de ces jeunes marins, c’est par ce pénible noviciat qu’il faut passer dans la marine pour devenir novice, matelot, officier, général, et aussi amiral de France. ”
Source : Gutenberg

Jean-Baptiste Fonssagrives,  Traité d'hygiène navale, ou De l'influence des conditions physiques et morales dans lesquelles… (1856)

“ Sur les bâtiments de commerce, les mousses ont de dix à seize ans ; sur les bâtiments de l'État, la première de ces deux limites d'âge est élevée à treize ans ; sur les uns et les autres, le nombre des mousses embarqués est déterminé par l'effectif de l'équipage ou par la nature du navire.
C'est une condition triste que celle du mousse du commerce : isolé de la famille à un âge où son influence est si nécessaire, il est condamné à des travaux pénibles, en butte à de mauvais traitements, livré à un
abandon moral déplorable
”
Source : Gallica

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